Acp: L’impératif d’une plus grande implication des états africains

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Englué dans la mondialisation, le continent a cru se prémunir des effets pervers de celle-ci en développant diverses organisations supranationales à l ‘instar des Acp, une sorte d’excroissance aux accords de Lomé qui malheureusement accordent plutôt la part belle aux ex-métropoles qui, au travers des accords de partenariat économiques(Ape), en sont littéralement à dicter des politiques économiques liberticides aux pays africains en les délestant de leurs importantes sources de revenus.

Avec le délestage de ces revenus, à savoir : les droits de douane, question de leur imposer le recours à l’emprunt sur les marchés financiers européens pour combler des déficits commerciaux structurels et renforcer ainsi la dépendance de nos pays vis-à-vis de l’espace européen. Une tendance qui devra être inversée si d’aventure le continent prend en mains le contrôle des pays Acp. Comme pour le démontrer, on en est dans l’espace européen à promouvoir une candidature unique pour le contrôle de la FAO, le fonds mondial pour l’agriculture en charge de la lutte contre la famine et la malnutrition qui sont pourtant des phénomènes ignorés en Europe et récurrents en Afrique. Une illustration parfaite de la démission de fait de nos états devant des enjeux qui pourtant les interpellent au premier chef. Et comme mus par une ignorance de cette réalité, ces mêmes états se muent littéralement en relais de campagne pour des candidatures qui ne sont pas les leurs et pour lesquelles ils ne savent point bénéficier de retombées directes. Sinon, comment comprendre qu’alors même que l’élection du directeur général en est encore au stade des supputations, certains états africains aient déjà jeté leur dévolu sur la candidature de la France qui pourtant reste elle-même assujettie aux résultats des élections européennes prévues en mai prochain. Un empressement somme toute incompréhensible alors que dans le même temps, ces pays africains doivent faire face à des urgences nationales pour lesquelles ils peinent à édicter des solutions probantes.

Lomé compromis
Dans la même veine, il y a lieu de craindre que le prochain conclave devant réunir les pays Acp achoppe sur les questions relatives aux accords de partenariat économique, aussi longtemps que l’Union européenne aura désormais le loisir de régenter l’agriculture au plan mondial, à travers la direction générale de la FAO. Aussi urge-t-il pour les états ACp et singulièrement ceux du continent à se remettre en cause et surtout à exiger une plus grande représentativité au sein des instances décisionnelles des différentes organisations du système onusien auxquelles ils ont adhéré et où leurs voix peuvent valablement influer. En fait, il s’agit de revoir au plus vite, certaines dispositions réglementaires des organisations paritaires avec les partenaires européens qui semblent plutôt tirer la couverture de leur côté en faisant fi aussi bien des réalités et urgences socioéconomiques africaines pour ne faire prévaloir que leur aura. Or, il n’est point question aujourd’hui de quelque aura à préserver mais plutôt de sécurité alimentaire à promouvoir afin de se prémunir de toute crise alimentaire pouvant engendrer des situations de famine et de malnutrition mettant en branle la FAO. Du coup, la FAO deviendra pour l’Ue, un nouveau moyen de chantage contre les états africains qui devront monnayer au prix fort, l’assistance de cette organisation en cas de survenance de quelque crise alimentaire.


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