(Agence de presse panafricaine) -Le gouvernement ivoirien  réuni en conseil de ministre ce mercredi 29 avril 2019, a décidé de se  retirer de la déclaration de compétence de la CADHP, qu’il a émis en juin 2013. Évoquant «une grave perturbation à l’ordre juridique interne» et «une véritable insécurité juridique», le gouvernement ivoirien a annoncé, ne plus reconnaître l’autorité de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP).
«Le gouvernement a décidé le mardi 28 avril de retirer la déclaration de compétence prévue au protocole relatif à la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui a été émise le 19 juin 2013. Cette décision est prise sans préjudice de l’engagement du gouvernement à demeurer partie à la Charte africaine des droits de l’Homme et des Peuples ainsi qu’à son protocole additionnel relatif à la cour africaine des droits de l’homme et des peuples», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré par ailleurs ministre de la Communication et des Médias.
Selon le ministre de la communication et des médias,  cette décision fait suite aux agissements de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui portent atteinte à l’autorité et au fonctionnement de la justice, à la souveraineté de l’Etat  sont de nature à entraîner une grave perturbation de l’ordre juridique interne des Etats. Rappelons qu’hier mardi 28 avril 2020, la justice ivoirienne a condamné l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, à 20 ans de prison et 5 ans de privation de ses droits politiques pour détournements de deniers publics et blanchiment de capitaux par le tribunal correctionnel d’Abidjan. Un verdict qui intervient une semaine après que la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,  ait demandé l’annulation des poursuites judiciaires l’ancien président de l’Assemblée national et la libération de ses proches.
Stéphane Beti pour (App)

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