AFRIQUE : 47,5 milliards de dollars de financement pour faire face au changement climatique

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Cet appui, décidé par la Banque mondiale(Bm) et la Banque africaine de développement(Bad), sera octroyé à des pays africains d’ici 2025. Un financement destiné en priorité aux pays côtiers et insulaires, qui figurent  parmi les plus exposés.

Dans un communiqué conjoint, les deux établissements financiers font état d’une contribution de 22,5 milliards de dollars de la Bm sur la période 2021-2025, tandis que la Bad a annoncé un financement de 25 milliards de dollars de 2020 à 2025, dans le cadre de son programme de lutte contre le changement climatique.

En réalité, ces fonds sont destinés à augmenter les investissements dans des projets d’énergie renouvelable, en mettant l’accent sur les centrales solaires. Ainsi, pour accompagner la transition écologique sur le continent, « chaque investissement que vous faisons vise à aider l’Afrique à exploiter son potentiel en matière d‘énergie solaire. Vous savez que le Maroc possède la plus grande centrale solaire au monde, Ouarzazate. Nous avons investi dans l‘éolien, en tant que Banque africaine de développement. Ici, le projet du lac Turkana (310 Mw) est la plus grande centrale éolienne d’Afrique ; mais nous avons également beaucoup investi dans la géothermie ici, dans la vallée du Rift, au Kenya, au Rwanda, et nous en avons une également en Rdc, Ruzizi, et aussi au Burundi », confie le président de la Bad Akinwumi Adesina.

En plus des investissements dans les énergies renouvelables, une partie des fonds devra être investie dans la lutte contre l’érosion côtière. Dans le cadre de la protection du littoral africain, des investissements sont attendus dans l’installation et la protection des digues, ainsi que la fixation des dunes. Plusieurs pays côtiers ont également besoin de restaurer leurs zones humides et leurs mangroves de la zone, mais aussi de programme de protection de leurs récifs coralliens.

C’est pourquoi, la priorité est faite aux îles et aux localités côtières. Car, en Afrique, plusieurs Etats, notamment ceux situés au niveau des côtes, sont exposés et particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique. Notamment en ce qui concerne les effets relatifs à l’élévation du niveau de la mer et la détérioration des récifs coralliens des pays.

Raison pour laquelle, pour soutenir les pays africains les plus touchés par les effets du changement climatique, « la part de notre portefeuille dans la production d’énergie renouvelable entre 2013 et 2015 était de 59%, mais de 2015 à 2018, nous sommes passés de ce pourcentage à 95% », indique Akinwumi Adesina.

Ces annonces de financement de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement ont été faites en marge de la 4e Assemblée générale des Nations-unies sur l’environnement.


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