(Agence De Presse Panafricaine) – Leur examen de passage a eu lieu au Cameroun au cours d’une session majeure que la ville de Douala a abritée du 20 au 24 février 2020 en présence de Michel Niana, commissaire en charge du marché commun.

Les règles d’origine dont l’agrément est la matérialisation, constituent un élément essentiel pour la libre circulation des biens et services en Afrique centrale. De plus, elles sont un catalyseur pour les échanges intracommunautaires dans un marché de 54 millions de consommateurs qui pourrait même passer à 180 millions à partir de 2023 en raison de la rationalisation des Cers (Cemac-Ceeac). A la seule considération de cet aspect, on pouvait comprendre l’intérêt que cette rencontre revêtait aux yeux de tous les participants.

Pour la rencontre de Douala pour laquelle 304 produits devaient « subir le test », il aura été question d’examiner, puis de valider les dossiers de demande d’agrément au Tpg. La réunion  s’est aussi consacrée  aux échanges de vues sur le statut des produits issus des zones économiques spéciales et zone franches. De manière globale, ces produits en lice étaient présentés par 25 entreprises sous régionales. Le Cameroun, pays hôte de la rencontre avec 15 entreprises, a soumis 210 produits. Une entreprise du Congo, avec quatre produits ; six pour le Gabon avec 70 produits, une entreprise de Guinée Equatoriale pour six produits et enfin deux entreprises centrafricaines, pour 14 produits. Seul le Tchad n’a pas soumis des produits à l’agrément d’origine pour cette session.

Pour les produits dont les tests seraient concluants, ils bénéficieront du tarif préférentiel généralisé Cemac selon le comité régional de l’origine. C’est-à-dire que ces produits pourront circuler librement dans tous les pays membres de la Cemac sans payer les droits de douane. A ce jour, et de bonne source, 322 produits ont été agréés au tarif préférentiel généralisé. Le comité régional d’origine ambitionne  porter le total à la fin de 2020, à 1000 produits. Ce qui pourrait enrayer le déficit structurel alimentaire qui se situe  à plus de 2000 milliards de Fcfa par an, « alors qu’une simple meilleure circulation de viandes bovines et ovines dans la région suffirait à la réduire  de moitié », de l’avis de Michel Niana. L’intégration sous régionale dont on parle tant en zone Cemac pourrait-il alors se matérialiser à partir de la délivrance d’agrément ? On croise les doigts.

Mary Ngom pour (App)

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