Algérie: Aziz Chouaki a cassé sa plume

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( agence de presse panafricaine ) L’écrivain et dramaturge algérien est décédé le mardi 16 avril 2019 à l’âge de 67 ans

En lisant son parcours, on découvre qu’Aziz Chouaki était d’abord musicien de renom dans son Algérie natale où il s’est fait bien remarquer par des poèmes, des nouvelles et après par le célèbre roman avec pour titre «Baya», son premier d’ailleurs.

Il va continuer, laissant derrière lui,  une œuvre abondante composée de nouvelles, romans et surtout de nombreuses pièces de théâtre, dont Les oranges, un texte régulièrement joué sur scène, jusqu’à plus récemment Nénesse, grand succès populaire et Esperanza, qui était à l’affiche il y a encore quelques semaines

L’artiste, comme on l’apprend, a suivi les traces de son grand-père, premier instituteur musulman sorti de l’École normale sous la colonisation et cité par Albert Camus dans un de ses livres. Mais en 1991, le pays se fracture, il est sur la liste des intellectuels indésirables, chassé par le Front islamique et s’exile en France.

Pour les critiques littéraires, «la blessure ne se refermera jamais. L’écriture sera son nouveau territoire. Que ce soit avec son roman L’étoile d’Alger ou avec Les oranges, très vite adapté sur scène, Aziz Chouaki affiche un univers sombre, cynique, accusateur, traversé parfois d’éclaircies, mais surtout il se sert de l’oralité théâtrale pour faire claquer les mots, pour ciseler la langue française, quitte à associer ses textes au hip-hop ou au rock», lit-on dans certains sites sur la toile.

Par Kellé Dadou App


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