Nicéphore Soglo
(Agence de presse panafricaine) -Les deux anciens chefs d’État, Nicéphore Soglo du Bénin et Olusegun Obasandjo du Nigeria, étaient en conclave ce lundi 27 juillet à Cotonou. Plusieurs points étaient inscrits à l’ordre du jour.

 

Le premier point abordé par les anciens chefs d’État était la constitution d’un embryon de l’intégration à travers le quadrilatère Nigeria-Bénin-Togo-Ghana. Cette idée est mue par la solidité des Etats tels que le géant Nigeria qui a pu résister à la sécession pour maintenir son économie plus forte. « Les performances économiques actuelles du Nigeria est plus de 200 millions d’habitants sur un même territoire national sont la preuve et le symbole de l’importance des grands ensembles pour le développement de notre sous-région et de l’Afrique au sud du Sahara.» Cette initiative, si elle prend corps, pourra s’étendre à toute la sous région ouest africaine.
La constitution d’une armée régionale pour mieux lutter contre l’insécurité notoire dans la sous région était également au cœur des échanges entre les deux hommes d’État. «Tenant grand compte des problèmes d’insécurité récurrents sur nos territoires, il urge de mettre en place une armée sous régionale à vocation continentale pour nous garantir la maîtrise de la Défense de notre sous-région.» A en croire le communiqué conjoint dont APP a copie,  «il ne fait l’ombre d’aucun doute que la sollicitation d’armées étrangères pour stabiliser nos frontières est à la base des frustrations et des soulèvements auprès de certains citoyens qui n’hésitent d’ailleurs pas à le manifester bruyamment et parfois violemment.» Une armée régionale pourra mettre fin à cet état de chose.
Unité d’actions dans les secteurs agricole et énergétique
Les deux anciens chefs d’État ont réfléchi également sur l’importance d’une synergie d’action dans les secteurs agricole et de l’énergie. «Cela ne permet pas de faire face aux besoins immédiats des populations dans le domaine de l’autosuffisance alimentaire pendant que les Gouvernements apportent toute leur assistance en priorité aux cultures de rente d’exportation. D’où la concurrence déloyale que subissent nos producteurs de la part des industries alimentaires étrangères fortement subventionnées dans leurs pays d’origine.» Il en est de même de l’énergie considérée comme le maillon le plus faible de tous processus d’industrialisation et de production à grande échelle.
Olusegun Obasandjo, ancien président du Nigéria
La renaissance des cultes et cultures endogènes ne seront pas du reste. Obasandjo et Soglo ont insisté sur la nécessité de donner priorité aux valeurs africaines, surtout dans les programmes d’enseignement dans les écoles et universités. «Il est inconcevable que nos élèves et étudiants soient plus outillés sur l’histoire de l’holocauste ou du génocide arménien que sur la traite négrière et la colonisation du continent. Les langues, les religions et même la monnaie d’origine étrangère continuent de régenter tous nos actes officiels pendant que nos propres identités sont reléguées au rang de réalités d’emprunt détenues par quelques initiés souvent voués à la marginalisation
Parfait Folly correspondant (App) Bénin

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