Patrice Talon, président de la République du Bénin
(Agence de presse panafricaine) -Le Bénin a accédé à la souveraineté nationale le 1er août 1960. Soixante ans après, il importe de faire lumière sur les chefs d’Etat qui se sont succédé à la tête du pays.
Outre l’actuel locataire du palais de la Marina, Patrice Athanase Guillaume Talon, il y a deux autres anciens chefs d’État qui continuent d’animer la vie politique du pays. Il s’agit du premier président du l’ère du renouveau démocratique, Nicéphore Dieudonné Soglo et de Thomas Boni Yayi. Si le premier est arrivé au pouvoir en 2016 sans parti politique, les deux anciens nourrissent les espoirs du côté de l’opposition. En dépit de leur âge relativement avancé, ils sont comme des socles pour les forces de gauche. Pour que ceux-là aient l’opportunité de gérer le pouvoir d’Etat, il est évidemment inéluctable que des sacrifices ont été consentis par d’autres présidents de la République. Même s’ils ne sont plus sur la terre des vivants, l’histoire retiendra qu’ils ont été les pionniers des luttes ayant conduit à Bénin où tout ou presque tout est à refaire, pour paraphraser Adrien Houngbédji, ancien président de l’Assemblée nationale.
Le père de l’indépendance du Bénin,  Hubert Koutoucou Maga, a réussi, vaille que vaille, à réorienter la politique de développement du pays malgré l’instabilité notoire qui caractérisait le pouvoir entre 1960 et 1972, année dans laquelle le Général Mathieu Kérékou a pris le pouvoir par un putsch inouï. Ce dernier aura dirigé le pays sous le sceau marxisme-léninisme jusqu’en 1989 avant d’être emporté par la grève générale des travailleurs qui aura conduit à la conférence des forces vives de la nation en février 1990. Christophe Soglo, Sourou Migan Apithy, Justin Tomètin Ahomadegbé, Tahirou Congacou, Maurice Kouandeté, Alphonse Alley (le seul ayant fait 24heures au pouvoir), Emile Derlin Zinsou et Paul Emile de Souza ont été les autres maillons qui ont inscrit leur nom dans annales présidentielles du pays entre 1960 et 1972.
Stabilité du pouvoir
Depuis la conférence des forces vives de la nation de février 1990, il faut dire que le pouvoir politique est devenu quelque peu stable. La constitution du 11 décembre 1990 révisée le 7 novembre 2019 stipule que chaque président est élu à un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Seul Nicéphore Dieudonné Soglo a fait un seul mandat depuis lors. Patrice Talon, ayant promis de faire de son mandat unique une « exigence morale», est loin de tenir parole. Après l’échec de son projet de révision de la constitution le 4 avril 2018, il a déclaré qu’il «avisera» en son temps. A huit mois de la présidentielle, le suspense est maintenu. Ses laudateurs rivalisent d’ardeur lui demandant de se représenter pour le bonheur du peuple. Pendant ce temps, l’opposition appelle de tous ses vœux l’alternance en 2021 pour, dit-elle, restaurer la démocratie chèrement acquise.
Parfait Folly correspondant (App) Bénin

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