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samedi, 24 octobre 2020
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Burkina-Faso-Entretien Exclusif Eddie Komboigo Président du CDP : «Nous ne pouvons pas assister à cette catastrophe qui arrive à notre pays sans réagir»

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entretien avec Eddie Komboigo
Président du CDP, Eddie Komboigo qui nous a octroyés un entretien exclusif
(Agence de presse panafricaine) -En prélude à la présidentielle burkinabé à venir les protagonistes affutent leurs armes à l’instar du Président du CDP, Eddie Komboigo qui nous a octroyés un entretien exclusif au sortir de son investiture. Entretien.
(App) -Bonjour monsieur Eddie Komboigo, vous êtes le président du Congrès pour la Démocratie et Progrès (CDP),on le sait bien au sein de votre parti depuis plusieurs années ce sont des batailles,des batailles intestines pour être à la présidence du parti , mais aussi pour être candidat du parti, aujourd’hui vous êtes sorti vainqueur desdites batailles et vous êtes le président du parti et le candidat qui va défendre les couleurs du CDP, alors dites-nous comment Eddie Komboigo se sent-il aujourd’hui, est ce que Eddie Komboigo se porte bien ?
Eddie Komboigo se porte à merveille, lorsque vous parlez de bataille c’est une bataille normale. Vous savez que dans un parti politique c’est là où les intelligences se croisent, c’est là où les réflexions convergentes et divergentes se frottent et c’est là où également les visions se dégagent. Nous sommes un parti qui a certainement une grande expérience, nous avons perdu le pouvoir en 2014 ; pendant 27 ans, Blaise Compaoré a dirigé notre pays. Le CDP et l’ensemble de ses militants l’ont certainement aidé. actuellement nous sommes en train de reconstruire le CDP, après sa perte du pouvoir. C’est tout à fait normal  qu’il y ait des contradictions. Vous savez que le CDP,  c’est le parti où il y a le plus de cadres dans tous les domaines. Chacun, se réclamant héritier de Blaise COMPAORE, a voulu manifester ses ambitions. Et comme un parti démocratique nous recherchons toujours le consensus et en l’absence du consensus nous passons au vote, le CDP a bel et bien appliqué cette procédure. Il faut saluer d’ailleurs qu’au CDP, que cette procédure démocratique ait été adoptée aussi bien pour le choix du président du parti, qu’au choix du candidat pour la présidentielle de novembre 2020. Nous sommes passés par des votes au scrutin secret. Donc chacun, selon sa conscience, a choisi celui qui est à même de conduire le CDP jusqu’à la victoire c’est-à-dire de réaliser son objectif en tant que parti. Alors, nous comprenons bien que devant une telle situation, il y ait plusieurs candidats à la fois.  Comme nous avons respecté les statuts et et le règlement intérieur, nous avons pu élire les personnes qu’il faut. J’ai eu la chance d’avoir été élu président du parti et candidat à l’élection présidentielle. Donc Eddie Komboigo se porte très bien et le parti bien structuré et bien organisation pour aller conquérir le pouvoir au soir du 22 novembre.
(App) -Pourquoi est ce qu’on devrait voter pour Eddie Komboigo, pensez-vous que le CDP a encore des chances pour gagner vraiment le pouvoir en 2020 ?
Il n y a qu’à regarder.  En 2014 le CDP a perdu le pouvoir. Les populations de Ouagadougou ont réclamé le départ de Blaise Compaoré parce que, pour elles, le président Blaise Compaoré totalisait environ trente ans de pouvoir, elles pensaient que c’est trop et elles voulaient un changement, mais un changement qualitatif. cela s’est passé dans la douleur, dans la violence aussi et le président Compaoré a préféré partir sans donner l’ordre aux militaires de tirer sur les populations. Il faut saluer sa sagesse. Malheureusement, en dépit de sa démission, il y’a eu des pertes en vie humaine. Je profite d’ailleurs de votre Agence pour m’incliner une fois de plus sur la mémoire des victimes, nous avons une pensée pieuse pour elles. Qu’elles reposent en paix. Des cadres proches du président Compaoré qui avaient démissionné entre temps ont créé un parti, et par leur propos démagogiques, ont donné l’espoir à ces populations. Ils  ont promis  d’apporter le changement qualitatif. Cinq ans après nous constatons que c’est une descente aux enfers. D’abord sur le plan sécuritaire, depuis les années 1960, date des indépendances, les burkinabè n’ont jamais connu cette situation.
Pourtant le président Roch Marc Christian Kaboré (RMCK), en prêtant serment, avait promis de ne céder aucun centimètre carré du territoire. Aujourd’hui, nous constatons que nous avons quasiment perdu les deux tiers du territoire Burkinabè. Il ne se passe pas un jour sans qu’on dise qu’on a des hommes armées non identifiées qui ont attaqué soit des militaires soit des civils, endeuillant ainsi notre peuple. Donc nous ne pouvons laisser faire. Deuxièmement, sur le plan politique, Ils ont raté le point important qui est de travailler pour la réconciliation des burkinabè afin qu’ensemble nous puissions reconstruire le pays. Cet appel a été lancé depuis 2016 par le CDP et avec d’autres anciens partis de l’ex-majorité. Nous avons abouti à la confection d’un mémorandum que nous avons remis au président Kaboré qui avait dit qu’il fera de la réconciliation son point focal pour que le Burkina puisse avancer. A l’heure où je vous parle, nous n’avons pas bougé. après cela nous avons eu un dialogue politique, nous avons conçu les termes de référence de cette réconciliation, nous avons défini les instances qu’il faut mettre en place, nous avons planifié cette réconciliation qui devrait enfin commencer du 01 mars et se terminer le 30 juin au plus tard. Malheureusement nous n’avons pas eu de suite. Le président Kabore a préféré se jouer de nous en concertant le chef de file de l’opposition et a souhaité également que l’alliance pour la majorité présidentielle face au tant. Nous lui avons proposer une démarche pour la réconciliation, tout cela a été rangé aux oubliettes. RMCK et son gouvernement se sont donc orientés vers les élections à venir. Leur souci c’est comment reconquérir le pouvoir. Toujours sur le plan politique. vous constatez que rien ne va, ce sont des débats à n’en point finir, absolument rien n’a bougé, depuis que Rock est là, nous n’avons pas vu que politiquement le Burkina a évolué.
Sur le plan économique, il y a aucun acquis. Tout ce qui a été réalisé par la gouvernance Kaboré, a été acquis par la gouvernance du président Compaoré. Ils ont créé leur PNDES, ils sont même en train de faire le bilan et je ne crois pas qu’il ait réalisé 10%. C’est  vraiment triste. Les conséquences se voient sur le terrain, il n’y pas d’emplois par ce qu’il n’y a pas d’entreprises, pas de nouvelles industries; on fonctionne sur le budget de l’Etat, on endette le pays, on passe des gros marchés gré à gré et on n’est même pas sûr de leur bonne exécution, c’est de la corruption a outrance, des conseillers du président Kaboré se sont érigé en brouteurs, c’est triste pour notre pays. Vraiment sur le plan économique, absolument rien ne va; ce sont  des détournements de fonds publics à d’autres fins, certainement électoraliste. Tous les fonds qui étaient destinés à l’entretien des routes dans les provinces, dans les zones a grande productions économiques, comme les zones cotonnières, les zones de grandes productions agricoles par exemple, ont été ramenés à Ouagadougou pour construire des petites routes bitumées au rabais; et que l’on inaugure à grande pompe pour montrer qu’on a un bilan positif. Mais nous aurons le temps de revenir en détails sur ce qui a été fait; c’est vraiment la catastrophe, une gouvernance sans vision. Sur le plan sociale comme vous l’avez constaté depuis l’arrivée du président Kaboré c’est toujours des grèves. De 2016 à 2020, nous assistons a des grèves, un malentendu profond entre les fonctionnaires et le gouvernement, des promesses faites qui ne sont pas tenues. Nous comptons près de 250 jours de grève par an depuis que le mpp et ses alliés sont au pouvoir. On ne peut pas gouverner un pays où les gens ne travaillent pas. Vous constatez que la misère s’est accrue, la pauvreté s’est accrue, il y a l’absence d’emplois pour les jeunes et les femmes, rien ne va. Alors vous voyez qu’en tant que président de mon parti et en tant que candidat à l’élection présidentielle, nous ne pouvons pas assister à cette catastrophe qui arrive à notre pays sans réagir, C’est pourquoi le CDP a décidé de revenir aux affaires en proposant un candidat à l’élection présidentielle et en proposant les 127 députés titulaires et les 127 députés suppléants. Voter Eddie, voter le CDP c’est opter pour la paix, la réconciliation, la relance économique et le bien être des burkinabé.
(App) -Donc désormais le CDP, pour un Burkina nouveau, un Burkina réconcilié avec ses filles et fils et pour Eddie Komboigo, il faut repartir sur de nouvelles bases ?
Non… Ce ne sont pas des mots. Un nouveau gouvernement et une nouvelle gouvernance doit s’instaurer pour répondre aux attentes du peuple burkinabè. Il ne s’agit pas de dire des mots et de ne pas les faire. Il s’agit d’être concret. Donc nous allons nous appuyer sur les  acquis sur le plan politique, économique et social. Il ne s’agit pas de venir balayer tout ce qui s’est passé comme eux ils l’on fait. Il faut reconnaitre les acquis, si peu soient-ils,  qui servent de rampe pour construire un nouveau pacte social. C’est d’ailleurs le titre de notre programme, un nouveau pacte social. L’objectif c’est de donner une meilleure vie aux populations. Bien vivre ensemble, bon vivre ensemble avec économiquement des populations qui ont de l’emploi et des revenues, des populations qui produisent et qui consomment ce qu’ils produisent. C’est d’ailleurs  ce qui est la base d’un tremplin pour un développement. C’est également important sur le plan économiques, de relancer les grandes infrastructures routières et ferroviaires. Nous voyageons toujours sur des rails de 90 centimètres, ce sont des trains des années 50, des années 60 aujourd’hui la norme est à 1,43 voyez-vous ? Donc il faut revoir tout cela. Nous avons une convention qui dit qu’il faut exploiter le Manganèse et l’évacuer tout rail. S’il faut donc respecter l’accord, , il faut remettre des rails jusqu’à Tambao pour pouvoir puis exploiter exploiter ce grand gisement qui rapporte environ 500 milliards de recettes directes annuelles à l’Etat burkinabè et c’est une exploitation qui peut durer un siècle, 100 ans. On ne peut pas négliger cette ressource substantielle pour le budget de l’Etat. Nous savons également que notre pays regorge de beaucoup d’or et il faut renforcer les structures, les sociétés industrielles.
Mais il faut travailler également sur l’orpaillage en les semi mécanisant et en les semi industrialisant c’est à dire en  regroupant les acteurs pour leur doter de structures semi mécanisées ou semi industrielles. C’est ce qui peut donner de l’emploi aux uns et aux autres, mais également il faut avoir le courage de revoir le système éducatif dont les conséquences aujourd’hui sont telles que nous vivons. Le système éducatif a été retouché depuis les années 80. On n’a cherché que l’objectif quantitatif en instruisant les élèves et étudiants, sans nous soucier du contenu. L’instruction n’est pas forcément une éducation, il faut donc ramener des matières qui amènent les populations à être disciplinées et civique. Un pays qui se développe c’est un pays discipliné. Vous voyez la Chine avec ses milliards de personnes ? C’est la discipline des Chinions qui justifie son boom économique, sa réussite actuelle. Il faut qu’ici également nous puissions amener les populations à être disciplinées à respecter les lois du pays. Au Burkina nous assistons à un incivisme accru ou personne ne respecte plus personne, il n’y a plus d’autorité de l’Etat,  nous allons restaurer tout cela en nous donnant une vision : comment nous voyons le Burkina dans les années 2030, 2040,2050 ou 20100 ans de sorte que tout ceux qui arrivent puissent s’appuyer sur nos acquis si nous sommes élus et poursuivre le travail pour permettre au burkinabé de connaitre le développement réel, le développement intégré et durable.
(App) –Le CDP doit conquérir le pouvoir, pourtant on assiste à des démissions, est-ce que le président Eddie Komboigo n’est pas froid quand il voit ses démissions ?
 Mais c’est dans quel parti que vous ne voyez pas de démission ? Même le parti de la majorité, ceux qui sont au pouvoir connaissent des démissions, le parti du chef de fil de l’opposition connait des démissions, donc c’est tout à fait la dynamique politique. Il y a des gens qui sont dans les partis et qui pensent qu’il faut jouer les leaders. Mais si la base ne leur donne pas la chance de jouer au leadership, ils pensent qu’ils peuvent aller créer leur propre structure. C’est  le même cas partout et c’est dommage, parce que la lutte devrait se faire à l’interne. Nous n’encourageons pas tout ce désordre politique que nous vivons aujourd’hui. Mais chacun a ses convictions nous pensons qu’au Burkina, on ne devrait pas dépasser cinq ou dix partis tout au plus, mais quant vous regarder il y a plus de 143 partis et on continue d’en créer encore ; qu’est ce qui nous divise réellement de sorte qu’il y ait autant de partis ; même les pays les plus développés ne sont pas a ce niveau, ce ne sont que des questions secondaires donc subjectives il faudrait plutôt que les politiques regardent l’intérêt supérieur de la nation au lieu de leurs intérêts égoïstes. Si l’intérêt supérieur de la nation est préservé par tous, chacun trouvera son intérêt personnel. Mais si on inverse en voulant mettre l’intérêt individuel au détriment de l’intérêt supérieur de la nation, on va certainement dans le mur. C’est ce que nous avons pu constater dans la gouvernance Kaboré c’est ce qui est regrettable.
Pour revenir au CDP, il y a eu moins de démissions que de nouvelles adhésions. C’est ce qui nous réconforte, il y a des gens qui sont partis et qui se sont rendus compte que c’était pas mieux ailleurs et ils reviennent, ils y a quelques-uns qui pensent qu’il faut repartir tenter leur chance dans d’autres formations politiques ; nous leurs souhaitons bonne chance, mais nous restons convaincu qu’il y a pas un meilleur parti au Burkina que le CDP, par ce que nous avons toute les ressources humaines de qualité ,nous avons la meilleure organisation, nous sommes implantés sur l’ensemble du territoire c’est à dire dans les 9567 villages. Nous avons le meilleur programme, la meilleure vision nous comptons en notre sein la quasi totalité des présidents de l’assemblée nationale, nous avons beaucoup d’anciens premiers ministres, de nombreux anciens ambassadeurs, des anciens députés, des gens d’un certain âge que nous avons pu classer au niveau du haut-conseil, des gens très qualifiés dans tous les domaines et qui sont au niveau du bureau exécutif national. C’est pourquoi nous pensons que le CDP est le meilleur parti qui peut proposer un programme de développement qui réponde aux attentes des populations.
(App) On le sait que vous êtes signataire de l’accord politique de l’opposition, pourquoi avez-vous accepté ce pacte ?
Nous ne sommes pas seulement signataire, nous sommes initiateurs de cet accord. Nous sommes parti de l’analyse que constatant tout ce qui arrive au Burkina sur le plan politique économique et social, qu’il faut un changement qualitatif, et pour qu’il y ait un changement qualitatif, il faut que l’opposition consciente et consciencieuse puisse s’unir pour travailler contre la majorité présidentielle actuelle. Ça fait deux ans que nous étions là-dessus et nous avons beaucoup discuté. Nous avons fait des avant-projets et des projets et nous avons abouti a un accord qui dit que tout membre de cette accord peut proposer son candidat à l’élection présidentielle. S’il y a un second tour, nous appellerons à voter le parti de l’opposition qui arrive en tête contre le parti de la majorité. mais si il y a pas de second tour, le seul parti qui est capable de gagner les élections au premier tour c’est le CDP ce n’est pas un autre parti. Vous savez que le CDP n’a pas été représenté à la présidentielle de 2015 mais le président Kaboré n’a eu que 53%. Vous imaginez le retour de l’ADF-RDA, de la NAFA et du grand CDP ? Forcément les choses vont changer.
(App) –Mais à écouter l’autre côté on prône un KO
Mais ils se chatouillent pour rire (bis) si vous avez eu que 53% en 2015 en excluant des grands partis comme le CDP dont on qualifie d’être l’un des baobabs comme il est convenu de nous appeler sur la scène politique burkinabè c’est sûr qu’avec l’arrivée du CDP le mpp n’espère même pas gagner plu de 20% de l’électorat leurs dirigeants le savent de toute les façons. C’est pourquoi ils se préparent pour tricher. Mais nous restons vigilants.
(App) –Dernière question, monsieur le président qu’elle est votre rapport avec le président fondateur du CDP, Blaise Compaoré ?
Nous avons de bonnes relations, nous avons des relations d’un président exécutif que je suis du parti avec un président d’honneur, vous savez que c’est notre président d’honneur, nous avons gardé de bonnes relations, nous nous félicitons des conseils que nous recevons chaque fois de lui, nous le consultons quand nous avons besoin de lui ce qui fait marcher le parti sur des rails.
(App) –Une fois le CDP est au pouvoir c’est de travailler au retour de Blaise ?
Nous l’avons dit et nous ne le cachons pas, une fois le CDP au pouvoir, c’est de travailler à la réconciliation nationale, nous n’allons occulter aucun point, la réconciliation suppose que les populations se parlent ; ceux qui reprochent peuvent parler à qui ils reprochent  des choses donc le retour de l’ensemble des exilés pour qu’on s‘asseye autour de la même table pour se parler, se dire la vérité, se pardonner et avancer . Et cela est très important. Je suis celui qui peut garantir cette réconciliation parce que moi-même étant victime et appelant au pardon, je n’ai pas gouverné sous le président Balaise Compaoré mais j’ai été victime collatérale de ce qui s’est passé en 2014 ; donc j’appelle toutes victimes comme celles qui étaient à la basse de ce qui est arrivé de s’asseoir sur la même table pour s’expliquer et se comprendre. Le pays a besoin de paix et cette paix passe par la réconciliation nationale voilà pourquoi, j’appelle de toutes mes forces cette réconciliation nationale avec le retour de l’ensemble des exilés dont le président Blaise Compaoré pour que nous puissions travailler pour le développement de notre pays.
(App) –Votre dernier mot pour finir
Le dernier mot c’est que nous souhaitons que ces élections du 22 novembre apportent enfin le changement qualitatif attendu par le peuple. Nous lançons un  appel à  tous nos militants et tous les burkinabè à ne pas s’abstenir, de s’exprimer largement, et de faire le bon choix, et le choix gagnant c’est le CDP. Le choix de la paix, le choix de la réconciliation, le choix du développement nous avons suffisamment d’informations pour faire un tri de la gouvernance Kaboré avec la gouvernance Blaise Compaoré et nous pensons qu’il n’y a pas d’égale mesure. Nous savons que la gouvernance actuelle est une gouvernance désastreuse et ce n’est pas en s’abstenant qu’on prendra la bonne décision c’est en allant exprimer notre voix, et la voix des électeurs ne peut aller nulle part s’ils ont le moindre souci de voir le Burkina redécoller économiquement, de l’emploi pour les jeunes, de l’emploi pour les femmes, un pays en développement sérieux, un pays qui aura encore une renommée à l’international dans la diplomatie c’est tout simplement en votant le CDP, je vous remercie.
Merci Eddie Komboigo
Entretien mené par Abel Yerbanga correspondant (App) Burkina-Faso

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