Des sources sécuritaires annoncent la perte de 62 personnes tuées entre le 31 mars et le 2 avril 2019 lors des attaques djihadistes.

Des informations concordantes font état de ce que «ces tueries se sont produites au cours de deux vagues de violences, dans le nord du Burkina Faso, à la frontière du Mali», des information relayées par la presse locale qui relate que: «l’acte déclencheur a été l’assassinat à Hamkane, dans le département d’Arbinda, d’un religieux musulman, de son fils et d’un cousin, par des hommes armés, dans la nuit du 31 mars 2019. S’en sont suivis des affrontements intercommunautaires jusqu’au mardi 2 avril 2019 à Arbinda

Le dernier bilan, diffusé le mercredi 3 avril 2019 à la télévision nationale par a voix du ministre de l’administration territoriale est édifiant : «Il y a eu 62 décès. Nous avons 32 morts du fait des terroristes (…) Nous en avons 30 qui sont décédées du fait des conflits communautaires, des représailles entre (communautés) Kouroumba, Peuls, Mossis… », a déclaré Siméon Sawadog en précisant encore que : «les djihadistes ont pourchassé les gens et ont commis des tueries. Les terroristes ont également enlevé 9 personnes qu’ils détiennent»

Les témoins de ces douloureux événement racontent : «depuis quatre ans, la situation en matière de sécurité au Burkina Faso ne cesse de se dégrader sous le coup, en premier lieu, d’attaques à répétition de groupes djihadistes. En septembre 2018, le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, déclarait que les attaques terroristes avaient plongé le pays en état de guerre injuste et imposée au peuple»

Ces attaques suscitent par ailleurs de plus en plus de représailles contre les Peuls, considérés comme liés aux groupes djihadistes. C’est le cas par exemple en début janvier, où 48 personnes et plus de 200, ont été tuées lors de ces revanches contre les Peuls, après l’attaque du village de Yirgou (centre), attribuée aux djihadistes.

par Alex Dibonguè App

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