(Agence de presse panafricaine) -Blaise-Pascal Kararumiye qui officie en tant que  journaliste à la station Isanganiro, a été interpellé Jeudi dernier alors que jusqu’à ce jour, aucune information n’a filtré qui permette de savoir ce qui lui est concrètement reproché.

Retour sur les faits

Convié à une rencontre entre Calinie Mbarushimana, la gouverneure de la province de Karuzi et les membres de son administration, rencontre au cours de laquelle la représentante de l’administration a pris à parti, certains de ses collaborateurs, qu’elle accuse de s’immiscer dans la gestion de la dotation de quelques 5000 euros. Un financement qui va servir, selon le gouvernement Burundais, à chacune des coopératives Sangwe.

Celles- viennent d’être mises en place par le parti CNDD-FDD dans chacune des 145 collines de la province, comme cela a été fait dans tout le  pays.

Le compte rendu que le journaliste à fait, à l’issue de ces assises, n’a pas eu l’heur de convenir à l’administration locale. Sans autre forme de procès, c’est une convocation qui est servie à Blaise-Pascal Kararumiye par le procureur François Havyarimana. Ce dernier, après une brève audition, le place en garde à vue  dans un commissariat de police, après audition.

Cette interpellation intervient alors que le parlement européen, à travers le vote d’une résolution, exige que le gouvernement Burundais libère quatre autres journalistes, privés de liberté car soupçonnés de « complicité d’atteinte à la sécurité de l’Etat ». Ils risquent 15 ans de prison ferme.

Ricci Eyock pour (App)

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