(Agence de presse panafricaine) -Le président du parti Cdp se réjouit de la situation sécuritaire qui règne sur tout le territoire national et appelle les Burundais en exil à rentrer pour se joindre à leurs compatriotes en vue des élections de 2020

Un satisfecit qui a pris racine dès son accueil dans son pays ne serait-ce qu’à an juger par ses premières déclarations : “Étant en dehors du pays, on ne peut le croire. Après moi, d’autres ne cessent d’arriver.” Et c’est fort à propos qu’il a lancé un appel à ceux de ses compatriotes encore en exil en leur  exhortant de vaincre la peur, de la vaincre afin de rentrer. Une assertion confirmée par les responsables des partis politiques, les représentants et autres gouverneurs de provinces ainsi que les représentants des confessions religieuses se réunissent autour du thème : “Évaluation de la situation politico sécuritaire en cette période-pré électorale”.. Et, à cinq mois des élections de 2020, 28 leaders de partis politiques ont signé un code de conduite consensuel, qui va les guider pendant la période électorale. Les responsables des confessions religieuses en sont les témoins.

App

    Récemment rentré de l’exil, le Président Anicet Niyonkur ne semble guerre avoir convaincu certains à l’instar de l’ancien porte-parole du Cnared, Pancras Cimpayé,  qui émet encore des réserves sur cette initiative et estime que les conditions d’un retour au Burundi ne sont pas réunies. Pour l’affirmer il s’en tint à l’incident ayant coûté la vie à un cadre Burundais : “Pas plus tard que la semaine dernière, il y a un cadre du ministère des Sports qui a été lâchement assassiné. Comment dans ce genre de situation, pouvez-vous convaincre les hommes politiques réfugiés de rentrer chez eux, au moment où même les cadres de l’Etat sont exécutés au grand jour? Si toutes les conditions étaient réunies, on sauterait dans le premier avion pour rentrer. Et ça ne serait pas Nkunrunziza qui viendrait nous supplier. On préfère rester réfugiés plutôt que d’être mort au Burundi” soutient le coordinateur du Mouvement pour la solidarité et le développement de l’opposant Alexis Sinduhije, lui aussi en exil.

App

Réserves plurielles

Même scepticisme chez Jérémie Minani, le président du Rassemblement des démocrates burundais, et porte-parole de la coalition des forces de l’opposition burundaise pour le rétablissement de l’Accord d’Arusha, signé en 2000 en Tanzanie. Lui aussi faisait partie du Cnared avant d’en claquer la porte. “Ce retour ne me surprend pas. C’était la cause de notre divorce avec le Cnared. Ce retour ne peut pas être interprété comme un signe d’apaisement de la situation actuelle dans notre pays. Ce sont des gens qui ont eu le temps de négocier leur sécurité avec la clique qui gère illégalement notre pays. Et cela n’est pas possible pour les 500.000 réfugiés actuellement dans les pays voisins du Burundi. C’est un retour pour des raisons purement et simplement personnelles” affirme Jérémie Minani. S’il apprécie ce pas vers la paix et la réconciliation, Anschaire Nikoyagize, le président de la Ligue Iteka, la Ligue burundaise des droits de l’homme, émet lui aussi des réserves. Pour sa part, Pacifique Nininahazwe, président du Forum pour la conscience et le développement (Focode) dénie le statut d’opposant en exil à Anicet Niyonkuru, le président du Conseil des patriotes.

Par Abdou Diof App

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here