Cameroun : Arrestation de deux journalistes Le Snjc, l’Asjc, et Rsf exigent la libération immédiate de David Eyengué et Théodore Tchopa

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Les deux journalistes du quotidien à capitaux privés « Le Jour », et par ailleurs membres du Syndicat national des journalistes camerounais (Snjc), ont été arrêtés lundi soir à Douala, la capitale économique du Cameroun, alors qu’il couvrait une réunion politique du mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), au domicile d’Albert Dzongang, le conseiller stratégique  de Maurice Kamto.

Pour Reporters sans frontières (Rsf), qui « demande la libération immédiate et sans condition de ces deux journalistes reporters d’un quotidien camerounais arrêtés alors qu’ils couvraient une réunion politique de l’opposition » lundi soir à Douala, « Couvrir les activités de l’opposition n’est pas un crime. C’est le devoir des journalistes politiques. En arrêtant arbitrairement des journalistes qui ne font qu’effectuer leur travail, les autorités camerounaises n’apportent pas de réponse, mais  contribuent au contraire à accentuer la crise politique que traverse actuellement le pays. Nous appelons à la libération immédiate et sans condition de ces deux journalistes. », déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de Rsf.

Pour rappel, le Cameroun occupe la 129e place du Classement mondial de la liberté de la presse 2018 établi par Rsf.

De même, dans un communiqué transmis à Rsf, le Snjc a également appelé à la libération des deux reporters qui, selon le syndicat, ont été « confondus » avec des cadres et des militants de l’opposition, arrêtés  ce lundi soir au même endroit, tout en précisant que les journalistes, qui étaient « en plein exercice de leur fonction », ont été transférés pendant la nuit à la délégation régionale de la police judiciaire de Yaoundé.

Sur la même lancée, l’Association des journalistes sportifs du Cameroun (Ajsc) qui réagit dans le même sens,  « s’offusque de ces interpellations des hommes et femmes des médias détenteurs de leur carte de presse qui témoigne de leur qualité de journaliste en situation de reportage ». par Ngom Marie

Appel à la libération immédiate et sans condition de  Théodore Tchopa et David Eyengue Nzima

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) appelle  à la libération immédiate et sans condition des journalistes Théodore Tchopa et David Eyengue Nzima, confondus à des activistes politiques dans l’exercice de leurs fonctions et interpellés.

Le lundi 28 janvier 2019, Théodore Tchopa et David Eyengue Nzima, journalistes au quotidien Le Jour et membres du Snjc se sont rendus au lieu-dit « Derrière Mobil Guinness », en compagnie de plusieurs autres journalistes, pour y couvrir une activité du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). En plein exercice de leur fonction, les deux journalistes vont être par confusion, en sommes-nous persuadés, interpellés au même moment, que des cadres et militants de ce parti politique.

Conduits à la délégation régionale de la police judiciaire pour le Littoral, ils seront par la suite convoyés à Yaoundé, où ils sont en exploitation à la délégation régionale de la police judiciaire pour le Centre.

Le Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc) confirme que les journalistes Théodore Tchopa et David Eyengue Nzima se trouvaient sur les lieux dans le cadre de leurs activités professionnelles. Leur présence n’était motivée que par le métier de journaliste et l’obligation de respecter le « Droit du public à l’Information » garanti par la constitution de notre pays et par la déclaration universelle des droits de l’homme.

Convaincu que leur interpellation est le fait d’une confusion, le Syndicat national des journalistes   Cameroun (Snjc) appelle à leur libération immédiate et sans condition. Le terrain demeure la principale source d’information du journaliste et sa présence en ce lieu ne saurait être considérée comme un crime

Douala le 29 janvier 2019

P/Le bureau exécutif national

Le secrétaire national à la Communication et aux Alertes

*Charles Ngah Nforgang

L’intégralité du communique de l’Ajsc

Le Comité exécutif de l’Association des journalistes sportifs du Cameroun (Ajsc) annonce que l’un de ses membres, David Eyengue Nzima, président régional de la Coordination Ajsc-Littoral, a été interpellé le lundi 28 janvier 2019, aux environs du domicile d’Albert Ndzongang, alors qu’il était allé en compagnie d’autres confrères couvrir la forte présence des Forces de maintien de l’ordre  (Fmo)  signalée dans cette résidence, où était annoncée la présence de Maurice Kamto, président du Mrc .

Dans l’opération systématique de rafle, David Eyengue Nzima et Théodore Tchopa, tous deux du quotidien Le Jour ont été arrêtés et conduits dans un premier temps à la Drpj du Littoral  à  Bonanjo, avec une centaine d’autres personnes.

Depuis ce mardi 29 janvier 2019 au matin, ils sont injoignables, gardés dans un endroit secret et interdit de tout contact avec les membres de leurs  familles.

Une situation qui laisse courir des supputations de toutes sortes. Entre celles qui font état de leur transfèrement au Sed à Yaoundé et celles qui soutiennent qu’ils sont maintenus gardés dans un lieu secret et dans des conditions que nous imaginons inconfortables sans ration alimentaire,  vêtements et sous-vêtements.

A cet effet:

L’Ajsc exige la libération  immédiate et inconditionnelle tous les journalistes interpellés lors de cette couverture; 

L’Ajsc s’offusque de ces interpellations des hommes et femmes des médias détenteurs de leur carte de presse qui témoigne de leur qualité de journaliste en situation de reportage;

L’Ajsc rappelle aux autorités policières, militaires et compétentes  que les conventions internationales ratifiées par le Cameroun obligent d’assurer la protection des  journalistes dans l’exercice de leurs fonctions.

Douala le 29 janvier 2019

P/ Le Comité exécutif national

Le président national, Eric Martial Djomo

Le secrétaire général adjoint,  Mathieu Nathanael Njog


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