(Agence de presse panafricaine) -Bien qu’internée en la prison centrale de Kondengui, dame Bernadette MEBE continue de faire le buzz sur la scène médiatique nationale, suffisant pour que certains confrères y fondent leur fonds de commerce en diffusant sans recoupement aucun des informations mensongères sur cette dernière et faisant état de sa mise en liberté sous contrôle judiciaire.

 

 

 

A la réalité, l’infortunée qui souffrirait d’un accès palustre aurait simplement été autorisée à consulter un médecin pour son suivi médical. Et c’est à ce titre qu’elle des rendit le 21 avril dernier, dans un centre hospitalier où elle a été diagnostiquée être atteinte de fièvre typhoïde, malheureusement, son médecin traitant assimila plutôt cela à des symptômes suspects de COVID-19. Raison pour laquelle elle fut emmenée en urgence à l’hôpital central de YAOUNDÉ, le 25 avril 2020. Et comme elle souffre par ailleurs de nécrose de têtes de fémur pour laquelle elle a été opérée à Paris, elle fut néanmoins déclarée positive au COVID-19 et cela enclencha sa prise en charge par les autorités sanitaires compétentes. Seulement, deux semaines après, soit le 11 mai, elle est déclarée négative. Et depuis lors, elle effectue son confinement de 14 jours au même endroit ; ce qui n’est pas normal eu égard aux risques de réinfection. Elle était en attente d’affectation d’une chambre pour la prise en charge pour ses autres affections.

 

À l’hôpital central de YAOUNDÉ, il lui est dit qu’il n’y a pas de place. Or, elle avait rendez-vous à l’hôpital général le 22 mai, donc hier pour une hospitalisation. Mais, contre toute attente, une escouade lourdement armée est allée la sortir manu militari de son confinement à l’hôpital central et ce, malgré l’opposition farouche du personnel médical et hospitalier qui a tenté sans succès d’expliquer aux gardiens de prison que l’on ne ramène jamais une personne précédemment atteinte de COVID-19 dans son foyer de contamination surtout qu’il s’agit de la prison centrale de Yaoundé connue pour être un foyer actif de COVID-19. Néanmoins, elle a été physiquement et verbalement brutalisée par ses geôliers pourtant, toutes les personnes qui ont été évacuées au même moment qu’elle sont toujours en confinement à l’extérieur, une discrimination qui atteste bien de ce qu’elle ne bénéficie point des mêmes considérations que d’autres détenues. Et quand bien même arrivée au pénitencier, on lui a prescrit d’observer la distanciation sociale par rapport aux autres détenues, chose impossible compte tenu de la promiscuité de la population carcérale en général, et en particulier, de sa cellule qui abrite 15 femmes.

 

Une stigmatisation décriée officiellement mais entretenue au vu et au su de tous comme le démontre le cas de dame Bernadette MEBE, a moins qu’on essaie ainsi de transposer l’animosité à l’encontre de son époux sur elle, bien que cela ne bénéficie guère aux zélés du régime ou de ce qui en tient lieu. Dans tous les cas, ce traitement est inhumain et pose le problème de la dignité humaine des détenus dans les prisons camerounaises où l’on viole en conséquence le principe de la présomption d’innocence et pire le droit à la santé dont jouit encore Madame MEBE . Aussi peut-on comprendre que son époux y ait vu une insidieuse cabale le visant en réalité même si par ailleurs cela va à l’encontre des prescriptions du Chef de l’État camerounais dans son discours du 19 mai dernier lorsqu’il parle de lutte contre la stigmatisation des malades du COVID-19 et de l’Union sacrée pour combattre cette pandémie.

 

 

Nyobe Nyobe pour (App)

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