Cameroun Décrispation politique : Nouvelles concessions imminentes aux anglophones

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(Agence de presse panafricaine) Afin de donner plus de chances de réussite au dialogue politique annoncé pour tempérer les velléités sécessionnistes, le Chef de l’Etat Paul Biya s’apprêterait à s’arrimer enfin à la Constitution de janvier 1996 ayant édicté la restauration du poste de vice-président assorti de postes ministériels supplémentaires aux compatriotes anglophones sur le front de guerre depuis plus de trois ans.

Une éventualité qui depuis peu a cessé de relever de la rumeur, eu égard à la transposition du débat y afférent dans les salons huppés du Cameroun où les discussions s’accordent à penser qu’une telle option sera le déclenchement le meilleur d’un retour à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Au demeurant, cette option qu’encourage du reste la communauté internationale plus que jamais acquise au principe du dialogue inclusif pense effectivement qu’il s’agira là d’un acte fort de décrispation du climat sociopolitique tendu que vit le Cameroun englué dans des crises sécuritaires multiformes depuis quelques années et qui desservent dangereusement la pleine réalisation de ses objectifs de croissance sur lesquels sont pourtant adossé son plan d’émergence devant être échu en 2035.

autant dire donc, une avancée à venir dans l’optique du renforcement de son unité ainsi mise à mal par l’exacerbation des réflexes identitaires, toutes régions confondues quand bien même certaines adhèrent volontiers à la vision du Chef de l’état à qui elles ont du reste renouvelé leur confiance lors de la dernière présidentielle d’octobre 2018. Une présidentielle qui a par ailleurs engendré un nouveau front de crise, suite à la contestation des résultats officiels par le principal challenger de Paul Biya, le Pr Maurice Kamto et ses affidés.

Taire l’amalgame

Sur un tout autre plan, il est indéniable que cette éventualité viendra définitivement taire l’amalgame entretenu à dessein pour davantage éroder la notoriété induite du pouvoir plutôt accusé à tort de vouloir s’éterniser au travers d’artifices constitutionnels les uns plus savants que les autres, assortis de manœuvres aussi rédhibitoires que violents. et comme la violence appelle la violence, on peut comprendre pourquoi la crise sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest connaît l’enlisement violent qui est la sienne au point de recourir à un arbitrage de la communauté internationale quand bien même en la matière la piste suisse semble abandonnée pour affirmer la souveraineté nationale avec comme acteur majeur, le Cardinal Christian Tumi restauré en sa qualité d’autorité morale et indépendante à souhait. a preuve, alors que la All Anglophone Conference qu’il a initiée en son temps avait été jugée inopportune, elle est à nouveau au goût du jour pour participer de cette décrispation politique qu’appellent de tous les vœux les antagonistes de ladite crise sociopolitique désormais las de voir leurs compatriotes périr sous les balles d’autres Camerounais quand ils ne sont pas sauvagement décapités au fallacieux motif de bénéficier de davantage de considération par le régime en place. Par Hermine Yeye App


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