(Agence de presse panafricaine) Entre agressions à mains armées, vols et crimes crapuleux, Douala et ses environs sont devenus un véritable far-West où la mort est au coin de la rue.

Dans cet environnement vicié, on a tôt fait de jeter l’opprobre sur les éléments des forces de maintien de l’ordre qui en réalité ne font qu’à la limite des moyens mis à leur disposition. Toutefois, il n’empêche que les récriminations à leur encontre s’amoncèlent et participent de la nécessité d’un redéploiement dynamique des hommes et des moyens afin de restaurer au plus vite la sécurité des hommes et des biens en restituant à l’occasion les forces de maintien de l’ordre dans leurs missions et prérogatives.

C’est donc dire que plus que reprendre un cri de détresse des populations du Wouri, il s’agit pour notre organe d’aider à assainir l’environnement et de positionner le pays dans la mouvance des échéances d’importance à l’instar de la Chan 2020 et surtout de la Can 2021 pour lesquelles le pays se doit de montrer patte blanche au plan sécuritaire depuis pu compromis par l’action combinée des déplacés de la région du Sud-Ouest voisine, mais également des éléments épars de la crise centrafricaine qui se sont liés à la pègre locale pour littéralement prendre en otage des zones entières de la capitale économique. Il en est notamment ainsi des quartiers tels Shell New-Bell, Yassa, Bonabéri, Bonapriso et Bonanjo où les agressions se multiplient à toute heure. A ce propos, il y a lieu de dénoncer sans vergogne les agressions en plein jour dont auront été victimes une jeune fille et une consœur de la chaîne publique nationale ou celles des opératrices de transferts de fonds via mobile.

Loin d’être des épiphénomènes, ces agressions sont devenues tellement itératives qu’elles ont intégré le quotidien des populations de la capitale économique où les mototaximen se sont substitués aux forces de l’ordre en engageant une justice populaire aveugle, en tuant à tour de bras le moindre suspect sans considération aucune, si ce n’est en rétorsion des leurs agressés dans les coins reculés de la ville. Du coup, le transport urbain en prend un sérieux coup, alors que ces derniers suppléent le déficit en matière de transport et certains quartiers deviennent ainsi inaccessibles et constituent même une ligne rouge pour certaines autorités consulaires qui les déconseillent aux leurs.

Toutes choses qui diluent considérablement l’attractivité de la ville, non sans éroder la crédibilité même de la destination Douala. Or, il urge de restaurer celle-ci en prélude aux échéances évoquées supra tant celles-ci constituent une formidable opportunité plurielle aux plans diplomatique, touristique et économique. Aussi peut-on comprendre que certains habitants de la ville en soient à crier leur ras-le-bol, comme cette dame pour qui, «l’insécurité grandissante dans la ville serait simplement la résultante de la démission des forces de l’ordre qui se terrent derrière une absence de logistique conséquente leur permettant d’affronter valablement ces criminels d’un autre genre». A côté d’elle, un autre monsieur y voit plutôt la conjonction de plusieurs phénomènes intégrant, la circulation et la distribution à grande échelle des stupéfiants et autres drogues dures, pour lesquels la police,gendarmerie est complice et mouillée au plus haut point».

Des griefs contre lesquels votre Agence de presse panafricaine a saisi en son temps une autorité sécuritaire qui n’a malheureusement pas daigné répondre à notre sollicitation. Ce qui en rajoute certainement à l’amertume de cet adjudant de gendarmerie qui, sous anonymat a déclaré que « cela serait également à voir dans les dysfonctionnements organiques de ce corps où les affectations ont plutôt consacré le maintien de vieux responsables ayant développé par le passé des complicités avec la pègre ou pire, ne disposant pas toujours de profil requis pour combattre efficacement le banditisme sous toutes ses formes et donc d’en diluer les effets pervers».

Urgences

Fort de ce qui précède et nous fondant sur les éléments probants recueillis durant notre enquête, il y a plutôt lieu de renforcer le maillage de la capitale économique tout en dotant les éléments des forces de l’ordre d’une logistique leur assurant davantage de mobilité quand bien même depuis peu des éléments des Esir arpentent de nombreux quartiers chauds et autres lieux de débauche réputés abriter les bandits afin d’y opérer des rondes dissuasives.

Mais une fois encore, cela reste insuffisant par rapport aux cas d’agressions, vols et crimes crapuleux enregistré ces temps derniers à Douala et ses environs. Aussi pensons-nous humblement que les autorités policières et de gendarmerie mettront à profit la présente enquête pour rectifier le tir et sécuriser en conséquence la capitale économique pour le mieux-être de ses populations en attendant leur mieux-vivre assujetti au préalable sécuritaire?. a vous le débat

Par Marie Ngom App

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