(Agence de presse panafricaine) -Les forces armées représentent les différentes organisations et moyens militaires qu’un Etat consacre à la mise en œuvre de sa politique de défense. Leur mission première est d’assurer la sécurité de l’Etat, la défense de ses intérêts et la protection de ses populations et territoires vis-à-vis d’une menace extérieure. En plus, elles participent à la mise en œuvre d’autres politiques publiques telles la politique étrangère, la sécurité civile, la santé publique, la sauvegarde maritime, la protection de l’environnement, et la sécurité intérieure—surtout quand une menace extérieure est simulée en menace intérieure en mettant en scène des bandes armées ou des terroristes.

 

 

 

Bloc non-idéologique

 

Au Cameroun, les Forces Armées regroupent aussi des forces spéciales comme le Bataillon d’Intervention Rapide (BIR) dédiées aux missions de sécurité intérieure. Les Forces Armées Camerounaises (FAC) endossent et accomplissent leurs missions dans l’art du métier et du respect de l’éthique. Elles n’ont donc pas un rôle belliqueux et ne servent pas une classe, mais la Nation. Pour cette Nation, elles ne connaissent plus de répit depuis que l’occident a porté par terroristes interposés, des menaces directes à ses frontières Est, Nord et Extrême-Nord. A l’intérieur par le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Guerre non-déclarée pour porter atteinte aux intérêts vitaux de ce pays. Mais les différentes missions des FAC à l’intérieur et à ses frontières afin de maintenir l’ordre et aider la population, ont brisé la menace constante et stratégique de l’occident pour qui le Cameroun demeure une cible. Ces missions-victorieuses de la Défense nationale Camerounaise sur l’ennemi sont dues au fait qu’elle n’est pas un ‘bloc idéologique.’ Cette fracture construit son ‘patriotisme.’ Outre son dévouement de veiller à la sécurité et aux intérêts du Cameroun, elle a aussi un rôle humanitaire dans le cadre d’organisations internationales—Et participe de ce fait à la restauration et au maintien de la paix. Comme c’est le cas en RCA.

 

Bégaiement du 6 Avril 1984

 

Bien que l’Armée Camerounaise soit une institution à part entière avec des moyens de coercition, elle est par essence et dans la pratique, républicaine. La trajectoire historique de ses rapports avec le pouvoir politique n’a jamais été conflictuelle. Ni avant, pendant, ou après une transition—démission du Président Amadou Ahidjo, ou les processus électifs qui marquent très souvent une saison trouble en Afrique.

 

Tout le contraire de certaines institutions militaires Africaines et occidentales, l’Armée Camerounaise n’a jamais développé des stratégies d’accaparement, de gestion, et de conservation de pouvoir. Le bégaiement du 6 Avril 1984 avait été rétabli sans enfreindre les normes régaliennes. Pourtant, des officiers supérieurs—les Généraux Pierre Semengue(Chef d’Etat-Major des Armées), Jean Nganso Sundji(Chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air, qui avait mis en mouvement en collaboration avec le colonel Paul Yakana Guebana, les troupes de Douala et de Koutaba), Tataw James(qui administrera l’Etat-major de crise), Les colonels Mambou Deffo(qui contrôlera et géra les communications à partir de Zamengoué), Philippe Mpaye( qui convoya des chars par train à partir de Douala), Samobo( qui repris le Quartier Général et la Maison de la radio des mains des mutins), Ebogo Titus(qui libéra l’aéroport), Benae Mpecke(qui prit le contrôle du Palais de l’unité), Benoît Asso’o Emane(Commandant du Quartier Général en Avril 1984, qui remit le drapeau au Président de la République en signe d’allégeance), ou le Colonel à la retraite Edouard Etondè Ekoto(qui brisa sa paisible vie de retraité pour mettre son expérience à la disposition de l’Etat-Major de crise), ou encore les officiers comme Ivo Desancio Yenwo(qui, accompagné de 7 éléments de la Garde Présidentielle avaient mis le Président Biya en lieu sûr)—auraient pu mettre entre parenthèses la gestion civile du pouvoir. Puisque, rien, ni personne, n’aurait pu empêcher l’armée d’instaurer un régime militaire en Avril 1984.

 

Privation des libertés pour sauver des vies

 

Après avoir nettoyé Yaoundé des mutins-sectaires, les soldats-républicains s’étaient retirés dans les casernes pour s’attacher à ce qu’ils savent le mieux faire. Depuis et comme avant cet incident, ils préservent l’intégrité du territoire, garantissent le processus des action institutionnelles et assurent la protection—Même s’il faut passer par la privation des libertés pour sauver des vies. Ce qui avait été fait lors de l’ébullition sociale de 1992. ‘Conscient du fait que si M. Fru Ndi était tué, sa mort serait imputée au pouvoir, ce qui aurait certainement entraîné une guerre civile, j’ai décidé de protéger la concession de M. Fru Ndi en y mettant un peloton de Gendarmerie… Je l’ai fait bien avant l’instauration de l’Etat d’urgence qui n’interviendra que cinq jours plus tard.’ A expliqué Pierre Semengue dans son livre entretien avec feu Charles Ateba Eyene. Cette action conçue dans le respect du secret militaire pour épargner des vies avait été condamnée par HRW, Crisis Group, leur suite et leurs dépendants-locaux. Indignation hypocrite ayant d’autres visées. Soustraire du jeu politique le Président Paul Biya qui leur échappait malgré son apparente soumission.

 

En 2019, l’Histoire se répète. Les acteurs sont différents. Sauf le principal—Paul Biya. Et les principaux incitateurs au meurtre—La France et les Etats Unis. L’objet reste le même—La contestation illégale des résultats de la présidentielle. L’auto-proclamé-élu cette fois n’est pas John Fru Ndi mais Maurice Kamto. Les renseignements généraux informés que Kamto était l’étincelle pour faire sauter le Cameroun, s’arrangent à le sortir du viseur des tueur à gage. Le sécurise à la prison de Kondengui à Yaoundé. Sauve ainsi sa vie et celle de milliers de Camerounais.

 

Relation Armée-politique

 

A l’analyse des faits, l’Armée Camerounaise n’est pas cantonnée à un rôle passif grâce à l’immense aura du Président Paul Biya. Elle n’est pas non plus apprivoisée par la légitimité charismatique forte du Chef d’Etat Camerounais. Elle est une armée régalienne soumise à son serment, mais respectueuse de l’Administration politique. Elle se conforme dans la pratique aux normes qui régissent la relation ‘Armée-politique’ établie dans les textes institutionnels. N’interfère pas dans la vie politique. Ne se met pas en porte-à-faux avec la société. Et ses soldats sont de loin les moins impliqués en politique en Afrique et ailleurs.  Pourtant, son capital-confiance inégalé par aucune institution au Cameroun lui aurait donnée des idées ‘pouvoiristes.’  Mais ils restent focaliser sur l’essentiel—Le fonctionnement hiérarchique efficace des institutions. Les épisodes électifs en sont une facette. Au terme de la présidentielle très ‘alléchante’ d’Octobre 2018 qui avait donné le Président Biya largement vainqueur, les soldats s’étaient retirés du rôle de sécurisation des élections pour laisser les politiques à leur jeu.

 

Fusion Armée-Nation

 

Toutefois, diplomates occidentaux, leurs ONGs et mediamensoges, tous accrochés à la mamelle financière du Capital, s’entêtent à vouloir casser un roc avec de la paille. Challenge insurmontable puisque cette racaille déstabilisatrice s’est toujours heurtée au professionnalisme des FAC. Leurs plans machiavéliques éprouvés face à la popularité des réformes politico-socio-économiques et administratives engagées par les autorités Camerounaises, et soutenus par l’armée. Le succès du désengagement du Cameroun des contrats coloniaux a nécessité un pacte social dont les FAC sont les garants. Leurs interventions militaires réussies sur différents fronts ouverts par les prédateurs du Continent ne reposent pas uniquement sur les capacités coercitives dont elles disposent. Leur triomphe est aussi le résultat de la cohésion interarmées. Et dépend surtout de la fusion ‘Armée-Nation.’

 

Lettre inédite d’un soldat

 

Intégrés dans la population, les soldats Camerounais se donnent en sacrifice pour toute la population. Les pleurs accusateurs de HRW, du gamin Macron, et du gang du Grand Capital, ne les ont jamais démoralisés ou démobilisés. Un texte inédit sur les réseaux sociaux crucifie implicitement les ennemis de l’Armée Camerounaise, et rend un vibrant hommage à ces soldats qui donnent leur vie pour sauver celle des autres. ‘Tu dors; je veille sur toi mais tu me critiques. Tu vois chaque jour tes enfants; moi rarement les miens, mais tu me critiques. Tu te couches près de ton épouse; la mienne dort seule, mais tu me critiques. Tu ris, tu es heureux; je veille sur toi, mais tu me critiques. Ton territoire reste inviolable, mais tu me critiques. Je suis décapité à cause de toi; mais tu me critiques. Grâce à moi; tu as WhatsApp, Facebook, Twitter; mais c’est avec ça que tu me critiques. Tu es toujours présent pour les tiens; moi jamais pour les miens, mais tu me critiques. Ta critique ne va jamais m’empêcher de donner ma vie pour toi. Tu es mon Peuple et moi, ton Armée pour toi jours et nuits, et à jamais. Je suis l’Armée Camerounaise. Je suis notre Armée.’ Bout de texte qui vaut des tonnes d’images.

 

Lignes de fracture

 

L’armée Camerounaise n’est pas un vecteur nécessaire de conservatisme politique, réfractaire au changement. Mieux, elle n’est pas un bloc d’idées constitué. La concevoir comme un tout, est une perception stéréotypée profondément erronée. Il faut s’insérer au sein de ses rouages et de ses articulations pour comprendre comment cette institution fonctionne, et saisir ses ‘lignes de fracture’ patriotique. Car au sein de cette armée, les échanges d’idées, les interactions sociales, les divergences d’opinions, sont les clefs qui l’aident à prendre une décision collégiale et pratique qui ne fragilise ni la cohésion sociale ni les institutions. Au contraire, construit leur victoire sur l’ennemi—quelle que soit sa hargne. Insinuer sur ces faits que les Forces Armées Camerounaises (FAC) sont au service d’un homme ou d’une caste, relève de la méconnaissance des canons qui régulent les relations ‘Armée-Politique-Nation’ dans ce pays.

 

 

 

Feumba Samen pour (App)

 

 

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