Cameroun : Le parti de Maurice Kamto menacé d’interdiction

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A la suite des exactions et des informations qui ont entouré « la marche blanche » du Mrc (mouvement pour la renaissance du Cameroun) de Maurice Kamto, candidat à la dernière présidentielle, Paul Atanga Nji et René Emmanuel Sadi, respectivement ministre de l’Administration territoriale(Minat), et ministre de la Communication(Mincom), ont convoqué de toute d’urgence un point de presse, pour éclairer l’opinion. Une suspension du Mrc a même été envisagée.

Pour Paul Atanga Nji , «le Mrc a franchi la ligne rouge. Et la mansuétude du gouvernement n’est pas la faiblesse, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur», a-t-il martelé, tout en soulignant d’emblée dans son allocution l’intention du gouvernement de procéder à la suspension partielle du Mrc. « Le Mrc et son leader Maurice Kamto, doivent retenir que les partis politiques sont engagés par les textes qui seront bel et bien respectés. Nous sommes en possession de tracts du Mrc qu’ils ont remis à des jeunes enfants, moyennant chacun les sommes de 5000 Fcfa ou de 10.000 Fcfa. De ce fait, le Minat va prendre des mesures conservatoires pouvant aller à l’interdiction de ce parti politique. Et ce, sur toute l’étendue du territoire national ».

Sur la même lancée, il a tenu à faire des observations pour justifier sa menace : « Le ministre de l’administration territoriale est l’autorité qui accorde l’agrément au parti politique. Et ces agréments sont accordés sur la base des lois et règlements de la République. Autrement dit, le Minat et les partis politiques sont liés par un contrat qui doit être respecté.

Si le responsable d’un parti politique décide de défier systématiquement l’autorité de l’Etat en organisant des manifestations illégales, parfois dangereuses et susceptibles de perturber l’ordre public, le ministre de l’administration territoriale est en droit de prendre certaines mesures conservatoires comme par exemple, l’interdiction provisoire de ce parti politique.

Et si les indices concordants de perturbation de l’ordre publique sont établis contre ce promoteur, son parti politique peut définitivement être interdit sur l’étendue du territoire national. Alors les actes de perturbation perpétrés par les militants du Mrc à Douala, Yaoundé, Bafoussam et à Paris sont les faits d’une extrême gravité. Je dirais même que le Mrc a franchi la ligne rouge et a débordé le seuil de la tolérance », a déclaré le ministre Paul Atanga Nji.

Comme dans un cours magistral de droit, il a suffisamment développé son, argumentaire : « Nul n’étant au dessus de la loi, le caractère inaudible et malencontreux de certains fauteurs de troubles sera inexorablement fauché par la loi. Suivant le Code pénal du Cameroun faisant l’objet de dispositions pénales et diverses, l’article 3, le confirme aisément. Il dit ceci : selon l’article 3-1, les réunions publiques quel qu’en soit l’objet sont libres. Ensuite, selon l’article 3-3, sauf autorisation spéciale, les réunions sur voies publiques sont interdites. Il y va également de l’article 10 qui s’intitule dans ce même ordre suivant cet intitulé : “Sont punis de peines prévues à l’article précédent, les organisateurs de toute manifestation publique sans déclaration requise ou après notification de l’interdiction légale ».

Comme quoi, le Mrc sait désormais à quoi s’en tenir. Par Ngom Marie


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