Camwater-conflit social latent
Gervais Bolenga, DG Camwater

(Agence de presse panafricaine) -Bien que les parties soient en pleine négociation entérinée par la mise sur pied d’une commission tripartite forte d’une vingtaine de membres, certains esprits retors y siégeant n’ont pas hésité de brandir la menace de grève avec date de prise d’effet le 06 novembre 2020 alors même que ladite commission tripartite n’a toujours pas livré ses conclusions.

 

 

 

En fait de conflit entre la direction générale et les syndicats, celui-ci tient outre de la restauration de primes et autres avantages assortis de la préséance lors des recrutements des fils d’ex-employés et retraités de cette entreprise publique. Toutes choses qui bien qu’encadrées par des dispositions réglementaires ne semblent guère altérer la détermination des syndicalistes et autres nostalgiques du prédécesseur du Directeur Général en poste, Jean Williams Sollo. Dans ce méli-mélo pourtant, la primature saisie du dossier a édicté aux syndicalistes plus de patience et surtout d’empathie, eu égard autant à l’érosion des disponibilités financières de l’entreprise fortement altérées avec la crise sanitaire mondiale mais aussi et surtout le principe même de justice sociale attaché à la gestion rationnelle des recrutements étant entendu que ceux-ci se doivent d’offrir l’égalité de chances à tous les Camerounais quand bien même ils seraient assujettis à la promotion du genre et l’insertion socioprofessionnelle de personnes vulnérables à tous points de vue. Et c’est faisant fi de toutes ces nuances opérationnelles que les syndicats mettent littéralement la Direction Générale comme en rétorsion de l’éviction du prédécesseur de Gervais Bolenga qui en réalité a permis à la Camwater de restaurer l’orthodoxie de gestion.

 

 

A preuve, il est avéré que des responsables syndicaux sont savamment manipulés par des ex-collègues purgeant des peines d’emprisonnement pour collusions multiformes dans les détournements de fonds aussi bien au sein même de la Camwater que de la défunte CDE, en somme une cinquantaine de personnes tout au plus qui voudrait qu’on sacrifie plus d’un millier de personnels pour assouvir son sombre dessein. Aussi y a-t-il lieu de questionner le mouvement d’humeur en gestation alors que la gestion des ressources humaines est encadrée par des dispositions réglementaires du reste connues aussi bien par les responsables syndicaux que les employés eux-mêmes. Dans cet imbroglio toutefois, l’arbitrage de la primature requis par les parties est ignoré aujourd’hui par les nostalgiques de Williams Sollo qui croient fermement mettre à mal Gervais Bolenga non sans le pousser à la faute pour offrir quelque motif pour son remplacement. Une manœuvre récurrente depuis l’accession de ce dernier à la direction générale de Camwater. Fort heureusement, la cible expiatoire des nostalgiques a vite compris le jeu-trouble de certains de ses collaborateurs et a depuis lors renforcé sa vigilance, ce qui lui a permis d’élaguer moult tentatives de véritables coups d’Etat. Et sauf de croire qu’ils vont au-devant d’un échec cuisant, il y a formellement lieu de s’insurger contre de tels agissements qui ne garantissent ni la sérénité au sein d’une structure de production comme la Camwater pourtant commise à la gestion d’un secteur aussi névralgique que l’approvisionnement constant en eau potable.

 

 

Nyobe Baudouin pour (App)

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