Cemac-gestion durable des forêts
Jules Doret Ndongo, Ministre de la Faune et des Forêts du Cameroun

(Agence de presse panafricaine) -Sous la présidence de Jules Doret Ndongo, Ministre de la Faune et des Forêts du Cameroun, les pays de la sous région Afrique centrale se sont retrouvés par visioconférence le 18 septembre dernier à l’effet d’accorder leurs violons sur le principe de gestion durable de leurs forêts. Initiative louable à plus d’un titre aussi longtemps qu’il y va désormais d’œuvrer au mieux à la préservation de la biodiversité tout en allouant aux populations riveraines de plus grandes chances de profiter pleinement des ressources émanant des massifs forestiers de la même sous région.

 

 

 

Quand bien même le conclave se sera tenu par visioconférence au motif qu’on sait, il n’en demeure pas moins vrai qu’il vient à point nommé dans un environnement vicié autant par l’exploitation anarchique des ressources forestières et singulièrement le bois au point que le déboisement de cette sous région y fait dangereusement avancer le sahel, non sans mettre à mal l’activité agricole qui y constitue la pourvoyeuse essentielle des ressources budgétaires, notamment pour le Gabon, le Cameroun et le Congo à hauteur de plus de 40% de celles-ci. Aussi urgeait-il d’encadrer au mieux l’exploitation forestière non seulement afin d’en  pérenniser les ressources mais davantage d’en améliorer la régénération. Bien plus, il s’est agi d’implémenter une approche plus dynamique en franchissant un palier supplémentaire en renforçant la filière bois pour en faire une filière industrielle à souhait par extension de la plus-value qui est attendue de la transformation locale du bois jusqu’ici exporté en grumes et donc moins à même de générer des ressources budgétaires probantes que l’est par exemple le bois débité ou encore valorisé au travers d’œuvres usinées prêtes à l’emploi comme le sont par exemple des meubles et autres accessoires en bois. En somme, il s’agit désormais d’envisagé le bois de la Cémac sous le prisme d’articles quasi-finis dédiés à l’exportation en lieu et place de grumes.

 

 

Au-delà, que le Cameroun soit porteur de cette dynamique traduit simplement l’appropriation par le ministre Jules Doret Ndongo des bienfaits de la gestion durable des forêts assortie d’une application des préceptes de l’EITI accordant la part belle aux communautés riveraines des zones d’exploitation et surtout les implications qu’ils induisent en termes de formations qualifiantes et priorité dans l’octroi d’emplois directs. Et c’est fort à propos que les pairs sous régionaux ont adressé leurs remerciements à Paul Biya à travers Jules Doret Ndongo pour à la fois lui témoigner toute leur reconnaissance pour avoir initié cette nouvelle approche dans la gestion forestière et surtout indiqué fort à propos un échéancier pour l’adoption de celle-ci par tous ses états membres. Surtout qu’à terme cela contribuera à diversifier davantage les économies de ladite sous région tout en la mettant à l’abri des effets pervers de la déforestation. Surtout que cette stratégie est un point saillant dans l’optique de la relance économique globale post covid-19.

 

 

 

Nyobe Baudouin pour (App)

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here