CENTRAFRIQUE : Enfin un accord de paix entre gouvernement et groupes rebelles à Karthoum

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Le dialogue tant attendu, ouvert le 24 janvier dans la capitale soudanaise entre le gouvernement centrafricain et les14 groupes armés, sous l’égide de l’Union africaine, et avec l’appui de l’Onu, afin de rechercher la sortie de la crise en Centrafrique a connu un dénouement heureux le samedi 2 février 2019, pour le grand bonheur de l’avenir de ce peuple.

Les parties en négociation, composées de la délégation gouvernementale, d’une part, et des leaders des quatorze groupes armés, de l’autre, se sont imprégnées, samedi et dimanche derniers, d’un projet d’accord final. Les membres du gouvernement ayant effectué le déplacement de Khartoum dans le but de défendre les dossiers, au nom du peuple et de l’Etat centrafricains sont : Marie-Noëlle Koyara de la Défense nationale, Sylvie Baïpo Témon, des Affaires étrangères, Flavien Mbata de la Justice, et Virginie Mbaïkoua de l’Action humanitaire, sous la houlette du ministre D’État Firmin Ngrébada, directeur de cabinet à la présidence de la République et chef de la délégation gouvernementale. Ces derniers ont affronté plusieurs défis pour s’acheminer vers un consensus, quand on sait que les principales revendications des groupes armés reposaient sur l’amnistie générale et le partage du pouvoir.

C’est aux termes des échanges parfois électriques qu’est issu cet accord de paix dont le contenu n’est pas encore dévoilé. Car, pour s’assurer que cette imprégnation se passe en toute discrétion, les personnes autorisées à prendre part aux négociations ont travaillé et continuent de travailler à huis-clos. En clair, rien n’a filtré des compromis réalisés. Toutefois, on subodore que parmi les revendications discutées, figurent  la mise en place d’une Commission justice, vérité et réparations ; l’instauration de brigades mixtes ; l’inclusivité du gouvernement…

Une grande première depuis le début de la crise

On note que c’est pour la première fois depuis le début de la crise en 2013, que les principaux responsables des groupes armés participent personnellement aux initiatives de paix et concluent un accord en faveur de la paix définitive. A en croire les acteurs impliqués dans ce long processus de près de deux ans, ils n’hésitent pas à saluer particulièrement l’appui considérable de la Fédération de Russie, qui a abattu un travail de diplomatie auprès des groupes armés, avant de conclure la déclaration d’entente fin août 2018 à Khartoum, qui a garantie la réussite de ces pourparlers, sous les auspices de l’Union africaine.

En Centrafrique, pays de 4,5 millions d’habitants en guerre depuis 2013, pas moins de sept accords de paix ont été signés en cinq ans, sans qu’aucun n’aboutisse au retour de la stabilité. Mais apparemment, le dialogue de Khartoum, préparé depuis juillet 2017 par l’Union africaine (Ua), et soutenu par les principaux partenaires de Bangui, s’est voulu  plus ambitieux que les précédents. « Nous sommes en train d’affiner le projet d’accord dont la quasi-totalité des dispositions est acceptée de part et d’autre », s’est réjoui sur son compte Twitter Smaïl Chergui, commissaire de l’Ua à la paix et la sécurité, qui a participé aux négociations de Khartoum. Aboubakar Sidik, un porte-parole de l’un des principaux groupes armés, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (Fprc), est aussi de cet avis : « Nous nous félicitons qu’un consensus ait été trouvé sur les points de blocage qu’étaient l’amnistie et un gouvernement inclusif ». par Abdou Diof


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