Centrafrique-politique
L’opposition se retire du dialogue national

(Agence de presse panafricaine) -L’opposition centrafricaine a affirmé samedi 30 octobre se retirer des tractations en vue d’organiser le dialogue national prôné par le gouvernement. Elle estime que le pouvoir sape les efforts de décrispation et de mise en place d’un climat apaisé.

 

 

 

 

Déjà un accroc au processus de paix en Centrafrique. Alors qu’un cessez-le-feu avait été accepté mi-octobre par la plupart des groupes d’opposition civile et armée, ces derniers viennent d’annoncer leur retrait anticipé de la table des discussions. Motif : le gouvernement a relancé une procédure pour lever l’immunité parlementaire d’Aurélien Simplice Zingas, Martin Ziguelé et Anicet Georges Dologuelé, députés de l’opposition.

 

 

 

Visés par des poursuites judiciaires engagées contre l’ancien président François Bozizé, ces derniers avaient vu la demande de levée d’immunité classée sans suite en mai dernier, peu avant la fin de la 6e législature. La COD-2020, principale plateforme des partis opposants, affirme que «le régime du président Touadera ne cesse de montrer ses intentions guerrières et antidémocratiques, […] foulant au pied l’exigence de la décrispation politique et de la création d’un climat apaisé pour aller au dialogue». Elle a annoncé le retrait de ses représentants du comité d’organisation du dialogue républicain, comité déjà très contesté, car jugé favorable au pouvoir en place. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de Martin Ziguelé a déclaré tenir le gouvernement de Touadéra «responsable de la situation ainsi créée».

 

 

 

Par Endy Pascale Ngueng pour (App)

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