Clergé catholique : L’Eglise vit pendant que Mgr Tonye Bakot se meurt

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(Agence de presse panafricaine) C’est une alerte qui a été lancée par un laïc engagé qui ; à l’occasion n’a pas hésité de saisir les pairs de Monseigneur Victor Tonyé Bakot qui a urgemment besoin d’un dispositif institutionnel lui permettant de couvrir ses besoins en matière de santé, de logement et de subsistance.

Si le prélat est naturellement pris en charge par ses ouailles, il n’en demeure pas que pour le cas d’espèce Mgr Victor Tonyé Bakot est littéralement astreint à la mendicité, ce qui bien évidemment déteint sur le clergé catholique où ses homologues vivent plutôt dans l’opulence pendant que ce dernier doit désormais sa survie à la miséricorde et la charité.

En effet, Monseigneur Victor Tonyé Bakot doit se rendre en France d’ici le 15 octobre 2019

pour le contrôle des prothèses qu’il porte désormais, suite au terrible accident que le collège d’évêques maîtrise parfaitement, aussi le laïc ne s’est-il point offusqué de rappeler audit collège que : «Même les entreprises capitalistes de l’économie néolibérale (les moins

enclines à la plus petite solidarité) accordent des pensions d’invalidité à leurs collaborateurs tombés dans l’infortune d’un accident du travail et frappé d’incapacité partielle permanente». Or, bien que Monseigneur Tonyé soit ainsi frappé, il ne bénéficie de rien à cet égard. et, au delà du traitement attaché aux personnes victimes d’incapacité partielle permanente comme c’est le cas de Monseigneur Victor Tonyé Bakot, dans le monde profane universitaire qui est le mien, lorsque vous avez le titre de professeur émérite, vous gardez à vie le traitement avec lequel vous quittez l’enseignement au moment de la retraite.

Reconnaissance lâche

A ce propos, ce même laïc suggère que l’Eglise catholique fasse montre de davantage de solidarité et montre un tel niveau de compassion vis-à-vis de ses anciens serviteurs. Monseigneur Victor Tonyé Bakot n’a pas l’argent du billet d’avion, de l’assurance voyage, des frais de subsistance et d’accommodation durant son séjour en France pour son indispensable contrôle médical. Il doit donc quémander pour une chose dont il devrait bénéficier par une couverture institutionnelle. D’autre part, Monseigneur Victor Tonyé Bakot n’a pas de maison personnelle. Il habite, tout le monde le sait, un logement d’emprunt qu’il doit maintenant quitter incessamment. Le véhicule d’occasion qu’il utilise a été acheté, tenez vous bien, grâce ( ?) à un prêt de l’Archidiocèse de Yaoundé…et son maigre pécule de ce même Archidiocèse est froidement amputé des échéances de ce prêt.

Pouvez-vous agir auprès de Monseigneur Jean Mbarga afin que cesse cette persécution

morale et matérielle ? Cette indigence programmée ? ce d’autant plus que Monseigneur Jean Mbarga, évoque régulièrement les dettes que Monseigneur Victor Tonyé Bakot auraient laissées ou bien sa mauvaise gestion présumée des finances de l’Archidiocèse pour justifier qu’il lui apporte un soutien purement cosmétique à ses besoins de survie. Toutefois, tout bilan comporte, depuis les travaux inventifs du moine Franciscain Lucas

Pacioli en 1452 (quinzième siècle) un passif et un actif. Pourquoi l’Archevêque de Yaoundé

ne parle jamais de l’actif que son prédécesseur lui a légué. Quelle serait par exemple la

«valeur financière » du nombre de « prêtres autochtones » de Yaoundé, devenus Evêques

sous l’épiscopat de Monseigneur Victor Tonyé Bakot ? Quelle est la valeur de «l’actif Jean

Mbarga» porté et soutenu par Victor Tonyé Bakot pour baliser le chemin qui le conduira où

il se trouve en ce moment? Combien de prêtres ont été envoyés aux études et ont bénéficié de bourses confortables de la procure ? Quelle est la « valeur financière » des services que ces prêtres rendent à l’Eglise ? D’ailleurs il y a un dicton bien connu dans nos milieux à savoir que «l’argent n’est jamais un problème».

loin de nous de faire un plaidoyer, ni de faire un bilan laudatif de la gestion de Monseigneur Victor Tonyé, encore moins lui accorder un blanc seing.  Néanmoins, il y a lieu d’appeler à la conscience de Monseigneur Jean Mbarga à tuer toute compassion dans ses rapports avec son prédécesseur et à privilégier plutôt un dispositif de prise en charge adéquate de Mgr Victor Tonye Bakot.

Albert Roland Amougou

Laïc engagé App


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