(Agence de presse panafricaine)-Alors qu’il est vomi par la majorité des conseillers élus et des populations de cette collectivité territoriale recherche désespérément à s’arc-bouter au perchoir de l’exécutif communal nonobstant les consignes contenues dans la circulaire rendue publique par le secrétaire général du comité central du Rdpc.

 

 

Que se passe-t-il dans la commune de Mora ? Question apparemment anodine quand on sait que le parti de la flamme ardente a une fois de plus raflé la mise aux autres formations politiques lors du scrutin du 09 février dernier. Vu sous cet angle, on se serait attendu à ce que la session de plein droit consacrée à l’élection du premier magistrat municipal de passe sans le moindre heurt dans un conseil monolithique. Ce qui n’est malheureusement pas le cas depuis que El Hadj Abba Boukar, maire sortant de cette commune en fonction depuis 43 ans (sa première élection a eu lieu en1977), s’est résolu à ne point céder son siège malgré le rejet de la base et en dépit des directives du comité central du Rdpc et de la discipline du parti.

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Cinquième de la liste présentée par le Rdpc lors du scrutin du 09 février dernier, et quand bien même son parti ait pris le dessus sur d’autres formations politiques, El Hadj Abba Boukar estime qu’il est toujours en droit d’occuper la fonction de maire au détriment d’Oumate Abdourazagui, ingénieurs de génie civil hors échelle diplômé de l’institut supérieur de management publics (Ismp) de Yaoundé, diplômé du Centre des leaders de Shanghai en Chine, urbaniste, tous aussi élu et ayant conduit la liste Rdpc au-delà de faire l’unanimité et qui de surcroit entend mettre ses connaissances d’urbaniste pour développer la commune de Mora en proie aux affres de la secte boko haram. Le maire sortant sans arguments ni bilan plaidant en sa faveur après près d’un demi-siècle de gestion communale, n’entend s’appuyer que sur les caciques du parti avec lesquels il tire les marrons du feu.

Oumate Abdourazagui l’homme de la situation

Alors que la session de plein droit se tiendra le 25 février prochain, cette situation suscite déjà de vives réactions au sein de l’opinion, de la base militante et mêmes des autorités administratives qui, soucieuses de préserver la tranquillité des populations et surtout de ne pas prêter le flanc à Boko haram qui n’hésiterait pas à sauter sur l’occasion pour semer la désolation, entendent faire respecter les textes. « Vous devez obéir à la loi de la République. Dire solennellement qu’on n’est pas investi par la loi ou alors qu’on est investi par un parti politique et qu’en tant que tel, on n’est pas soumis à la loi est un danger. Nous vous exhortons à être plus sérieux et à observer les lois.

voici le Maire sortant de Mora

Nous préférons que les choses se passent dans le calme, la transparence, dans le respect mutuel et dans le respect des lois et règlement de notre pays. Si nous aimons notre pays, respectons les lois, si nous nous aimons nous-mêmes, respectons les autres et les lois du pays », a indiqué le préfet du département du Mayo Sava sous les acclamations de l’ensemble du conseil. El Hadj Abba Boukar, fatigué, malade, ne répondant même plus aux critères de la circulaire du secrétaire général du comité central du Rdpc se laisserait-il faire ? On croise les doigts.

 

 Hermine Yeye pour (App)

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