(Agence de presse panafricaine) -Aussitôt après la proclamation des candidatures à la présidentielle par le conseil constitutionnel, la rue s’est embrasée en de nombreux points en Côte d’Ivoire. Ainsi en a-t-il été de Bonoua où on a enregistré des blessés dans les deux camps assortis d’une quarantaine d’interpellations chez les manifestants.

 

 

 

Décidément, la Côte d’Ivoire ne fait pas bon ménage avec les élections et singulièrement la présidentielle qui charrie bien de tensions au sein des populations partagées entre un fervent désir d’alternance au sommet de l’Etat et la perpétuation d’un statuquo ante. Seulement cette situation n’est pas pour arranger les choses et pire y engendre depuis peu des contestations populaires à n’en point finir, surtout avec la disqualification des candidatures de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro par ailleurs déchus de leurs droits civiques par les juridictions ivoiriennes en dépit des réserves exprimées fort à propos par la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples et même l’Agence Internationale de la Francophonie devenues non grata en Côte d’Ivoire depuis lors.

la rue

Pourtant, la gravité de la dégradation de l’état de droit dans ce pays invite à une rapide remise en cause des autorités de ce pays si elles ne voudraient pas être comptables du nouveau drame qui se profile à l’horizon à en juger par l’enlisement dans la violence de la scène sociopolitique de ce pays. C’est le cas effectivement de le dire si l’on s’en tient aux évènements malheureux vécus le 15 septembre 2020 à Bonoua où l’activité a été fortement perturbée par les manifestants contre un 3e mandat d’Alassane Ouattara et donc éberlués par la qualification de sa candidature au détriment de celles de Guillaume Soro et Laurent Gbagbo. A preuve, ces manifestants ont investi la chaussée en y érigeant des barricades du Rond-Point de la mairie à la sortie de la ville, obligeant ainsi les forces de maintien de l’ordre à intervenir d’abord avec des bombes lacrymogènes et ensuite par tirs de sommation à balles réelles pour essayer en vain de disperser ces derniers déterminés à faire pression sur le Président sortant afin qu’il consente à retirer sa candidature, malgré le peu de chance de leur démarche.

la clinique schekina

En effet, si d’aventure il était dans cette optique, il n’aurait pas entrepris d’infiltrer les manifestants en insérant en leur sein les fameux microbes qui interpellés par les manifestants passèrent aux aveux complets en désignant les autorités comme leurs commanditaires pour la basse besogne participant du vandalisme pour octroyer quelque alibi de répression à celles-ci. Sinon comment comprendre autrement que les manifestants aient été pourchassés dans des domiciles privés après avoir quitté la rue ? Pire encore, qui a donné l’ordre de tirer à balles réelles avec le risque de morts d’hommes encouru ? Et quand bien même au final il s’en suivit un retour au calme aux alentours de 19 heures, il ne fait point de doute que ces autorités ont posé là les jalons d’une crise préélectorale qui ira grandissante jusqu’à la présidentielle et même après si l’on s’en tient aux velléités de rétorsion qui animent désormais les irréductibles manifestants anti-3e mandat d’Alassane Ouattara.

 

les manifestants

Bien évidemment les média officiels ont fait chou blanc desdites manifestations question d’entretenir le flou autour d la réalité sociopolitique ivoirienne de l’heure plutôt aux affrontements quotidiens entre forces de maintien de l’ordre et manifestants se recrutant essentiellement au sein de l’opposition. Il n’empêche qu’une telle attitude n’est pas pour garantir la sérénité et pire encore l’indispensable concorde sociale en cette période préélectorale. A preuve, durant ces échauffourées, le bureau de la CEI de Bonoua a été saccagé par les manifestants.

 

 

Jean François Hiac  (App) Paris

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