(Agence de presse panafricaine) -Plutôt malvenue, l’annonce officielle de la candidature du président sortant pour l’imminente présidentielle a engendré une levée de boucliers au plan politique avec des réunions stratégiques pour faire barrage à son élection.

 

 

 

 

Si venant de l’opposition cela se justifie amplement, elle n’est malheureusement pas la seule à clamer une velléité de perpétuation d’un régime désormais honni, ne serait-ce qu’à en juger par les voix qui se sont élevées au sein de la diaspora ivoirienne disséminée de par le monde et même au sein du RHDP où des consultations et concertations se multiplient à travers le pays pour s’insurger contre cette candidature qui sape plutôt l’esprit de groupe pour faire triompher une véritable prise en otage du pouvoir par une clique de profiteurs gravitant autour d’Alassane Ouattara et peu préoccupés par les aspirations légitimes des populations ivoiriennes. Sinon, comment expliquer autrement son refus de favoriser le dialogue inclusif qu’appellent de tous les vœux les Ivoiriens en adossant celui-ci sur le retour des leaders politiques tels Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé, Guillaume Soro et autres du reste déchus de leur droits civiques pour des mobiles politiciens ?

 

 

A l’évidence, cela corse inéluctablement le climat politique ambiant et n’augure guère d’élections apaisées à venir, surtout qu’au sein même du RHDP des ambitions successorales ne manquent pas, mais vite annihilées par Alassane Ouattara qui devra néanmoins subir les critiques acerbes de certains de ses pairs au sortir de leurs conclaves prévus partout dans le pays et singulièrement ce week-end à Yopougon, Yamoussoukro, Daoukro et Bouaké. Une grogne intestine qui en dit long sur la dégradation à venir de la stabilité politique même si chèrement acquise grâce à l’implication des exclus politiques d’aujourd’hui.

 

 

 

 

Jean François Hiac  (App) Paris

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