Côte d’Ivoire
Adama Bictogo

(Agence de presse panafricaine) -Alors qu’on s’attend à une décrispation du climat sociopolitique ambiant en Côte d’Ivoire, on assiste plutôt à l’exacerbation de celui-ci, comme l’attestent fort à propos les menaces proférées à l’encontre de Marcel Amon Tanoh par les partisans du RDR d’Alassane Ouattara.

 

 

 

Suite à celles-ci, l’opinion ivoirienne et atterrée au point d’assimiler le RDR à un ramassis de vulgarité, grossièreté et adepte des violences depuis son avènement en 1994. Plus grave, au fil des ans cette formation politique s’enlisa dans la hantise de la prise du pouvoir par tous les moyens notamment après le décès de Félix Houphouët-Boigny considéré à tort ou à raison comme le mentor d’Alassane Ouattara. S’il y parvint néanmoins ce fut grâce au soutien des forces nouvelles alors managées par un jeune premier aux convictions profondément ancrées en une vision progressiste elle-même articulée autour de la justice sociale et la solidarité agissante à tous point de vue. Mais autant celui-ci se voulut sincère, autant son allié d’alors en faisait plutôt une sorte de paravent et pire, un sauf-conduit qu’il a tôt fait de vouer aux gémonies aussitôt que le premier cité exprima quelque velléité de briguer la magistrature suprême, suffisant pour alimenter une guéguerre non sans y fonder une diabolisation d’hommes et leaders politiques de premier plan.

 

 

Ainsi en est-il notamment de Marcel Amon Tanoh avec qui il a rompu les bans et devenu depuis lors un adversaire à abattre, parce que sa candidature à la présidentielle est perçue comme une érosion significative de l’électorat d’Alassane Ouattara. Or, cela fait près de deux décennies qu’on dénonce la violence du RDR, mais les Ivoiriens étaient incrédules. Seulement avec les menaces évoquées supra les Ivoiriens en sont à envisager l’exil de Marcel Amon Tanoh, aussi longtemps que les activistes du RDR n’hésiteront pas à le tuer. Surtout qu’en la matière, la haine perceptible dans le discours de Adama Bictogo fait froid dans le dos. Au final, il est tout de même honteux que le Président Ouattara cautionne ces envolées violentes au point de permettre à la violence de s’ériger en mode de gouvernance, on ne peut plus se respecter les uns les autres. C’est honteux…

 

 

Jean François Hiac  (App) Paris

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