Côte d’Ivoire –joutes présidentielles
Alassane Ouattara

(Agence de presse panafricaine) -Au plus fort des violences préélectorales ayant cours dans le pays à l’approche de la présidentielle du 31 octobre prochain, la Cédéao s’est saisie du problème à travers son président en exercice, le Ghanéen Nana Akufo Addo pour tempérer les ardeurs belliqueuses des différentes parties et notamment de l’opposition qui exige simplement un report de cette consultation majeure assorti d’une révision des listes électorales ainsi que la dissolution du conseil constitutionnel et de la CEI, faisant suite au meeting conjoint qu’elle tint samedi dernier, bravant l’interdiction de manifestation du président candidat, Alassane Ouattara.

 

 

 

En fait la Cédéao voudrait ainsi prémunir la Côte d’Ivoire d’une nouvelle crise sociopolitique majeure, ne serait-ce qu’à en juger par les manœuvres du président sortant qui a entrepris de discréditer l’opposition à l’instar de sa malheureuse tentative de noyauter l’ampleur de son influence auprès des populations ivoiriennes et partant de l’électorat de ce pays qui semble le vomir. A cet effet, on comprend mal qu’un meeting qui mobilisa autant de personnes ait été déclaré plutôt impopulaire avec moins d’une centaine de manifestants comme a voulu le faire savoir une chaîne de télévision française certainement commise pour la basse manœuvre en ne filmant des espaces vides, du reste éloignés du site choisi par la coalition de l’opposition ivoirienne. Si toutes ces manipulations étaient bien ficelées pour jeter de l’opprobre sur l’opposition. Heureusement que plusieurs médias étaient sur place pour transmettre en temps réel ce qui se passait. Dans le même temps pourtant on a fait chou blanc du revers subi par Alassane Ouattara qui était à ferkesedougou fief de Soro Guillaume où il a essuyé la défaite car les populations ne sont pas sorties l’accueillir celui qu’elles considèrent comme le bourreau de leur fils, avec cette honte les organisateurs ont fait sortir quelques élèves de l’école primaire pour venir accueillir un homme qui depuis un moment est en précampagne. Pourtant les écoles primaires publiques ne sont pas ouverts le samedi.

 

 

Ouattara out

 

Alassane Ouattara n’est pas seulement vomi a ferkesedougou, même à Korhogo c’est d’ailleurs pour cette raison que dimanche pour éviter d’essuyer encore une autre défaite lors de la cérémonie d’hommage à feu le premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui s’est tenue à Korhogo, dès samedi des convois Rhdp sont quittés comme à la coutume partout pour venir faire foule. Notons qu’ils ont dû donner cinq mille francs par tête, contrairement à la spontanéité des militants ayant investi le meeting de l’opposition qui ne déboursa aucune bourse pour ce faire. En fait, Alassane Ouattara comprend sur le tard que l’heure de son départ a inexorablement sonné et ce malgré les colmatages circonstanciels qu’il fait pour essayer de diluer la portée d’être honni. Il faut aussi dire qu’Alassane Ouattara ne dort plus depuis samedi dernier où il a vu que les ivoiriens veulent son départ. Surtout qu’il ne pensait pas que l’opposition avait une telle force de mobilisation populaire sans bourse délier, lui qui est obligé de puiser dans le budget de l’état pour ce faire. Ce qui en rajoute certainement aux récriminations à son encontre et spécialement l’opposition des Ivoiriens dans leur immense majorité qui disent non à son 3e mandat qu’elle juge anticonstitutionnelle.

 

 

On attend d’en savoir plus. Sinon de retour d’Accra , l’on retient plutôt et pour le moment que le Président Bédié a demandé au chef de l’état ghanéen, président de la Cedeao suite à son entretien avec le Roi Ashanti– d’être médiateur entre Ouattara et lui, au nom de l’opposition. Et quand bien même la présidentielle reste pour l’heure maintenue pour le 31 octobre prochain, il y a fort à parier qu’alassane Ouattara s’emploiera à faire amende honorable afin de ne point exposer la Côte d’ivoire aux sanctions de cette instance sous régionale. Toutefois et sous réserve d’une solution sur la question, Bédié et Affi  n’iront pas aux élection le 31 octobre 2020. N’empêche que l’urgence reste à la réconciliation des Ivoiriens après le 31 octobre 2020. Car c’est bien elle qui œuvrera au retour de la sérénité dans ce pays désormais plombé par des velléités fratricides indues.

 

Jean François Hiac  (App) Paris

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