Côte d’Ivoire-mouvement d’humeur Ecobank en grève
Les employés en grève

(Agence de presse panafricaine) -Les agents de cette institution bancaire et financière revendiquent notamment des suppressions d’indemnités diverses, le gel des augmentations de salaires et la réduction de 50% de certains avantages liés à l’électricité, l’eau, le carburant, le téléphone et le lait. Autant dire, une volonté de méconnaître à ceux-ci des droits élémentaires participant de primes annexés au salaire à défaut pour la banque de vouloir ainsi taire des difficultés de trésorerie qui pourraient s’étendre à d’autres succursales disséminées aussi bien en Afrique de l’Ouest et notamment du Centre.

 

 

 

Si pour l’heure les officiels de la Banque restent coïts, ce mouvement couvait depuis quelque temps à en croire l’un des employés de la Banque pour qui : «on entretient à dessein ce climat pour se donner des raisons pour effectuer un dégraissage du personnel, un peu comme ce fut le cas au Cameroun quand il y fallait introduire davantage de monétique, malheureusement ils sont tombés sur des personnels organisés et prêts à ne point concéder à la direction générale de les balader n’importe comment quant à leurs droits garantis par leurs contrats de travail».

Côte d’Ivoire-mouvement d’humeur Ecobank en grève
mobilisation

Au demeurant, cette grève inédite jusqu’alors vient mettre à nu la fébrilité de ce groupe depuis que les employés de sa filiale ivoirienne lui ont fait parvenir un préavis de grève il y a quelques semaines en se fondant de ce que celui, en dépit de résultats probants l’exercice écoulé, n’a pas daigné s’obliger à la valorisation salariale de ceux-ci et pire a plutôt entrepris de geler certaines de leurs primes. Toutes choses qui bien évidemment ne pouvaient que déboucher sur un conflit social aujourd’hui ouvert au point de saborder marginalement la notoriété induite de ladite banque et surtout susciter des velléités d’embrasement de toutes ses filiales. On pense ici notamment au Nigéria où la banque subit les contrecoups de la forte dépendance de ce pays vis-à-vis du pétrole et au Cameroun où il y eut des soubresauts il y a peu. Suffisant pour que certains analystes pessimistes y voient des signes avant coureurs d’une véritable descente aux enfers après des exercices exceptionnels entre 2014 et 2016 notamment. Comme quoi les dirigeants de la Banque n’ont pas pu capitaliser les exceptionnels bénéfices enregistrés lors de ces exercices exceptionnels en faisant des placements financiers rémunérateurs à souhait pour éviter de probables tensions de trésorerie que semble vivre ladite banque actuellement.

 

 

 

Stephane Beti correspondant Côte-d’Ivoire pour (App)       

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