Côte d’Ivoire : Présidentielle 2020 Quel rôle pour Guillaume Soro ?

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(Agence de presse panafricaine) Les joutes électorales se mettent progressivement en branle au su de l’activisme observé sur la scène sociopolitique ivoirienne où les têtes de proue se positionnent depuis peu avec en première ligne, une coalition Bédié-Ggagbo pour faire échec à Alassane Ouattara pourtant désormais honni par les populations qui conséquemment devraient jeter leur dévolu sur Guillaume Kigbafori Soro se présentant dès lors comme la chance la plus plausible pour une Côte d’Ivoire réconciliée avec elle-même.

Sans être bookmaker, votre agence de presse panafricaine sait lire entre les lignes aussi longtemps que de l’avis d’une bonne frange de la population ivoirienne, le retour à la paix et au rayonnement de naguère de ce pays est assujetti à l’avènement d’un homme politique neuf débarrassé de toute accointance avec ceux qui embrasèrent le pays en se terrant derrière le fameux concept d’Ivoirité qui fit plus de mal que du bien en entraînant à l’occasion l’engouement progressiste à tous points de vue du même pays. Un pays qui fort heureusement a bénéficié du réalisme politique de Guillaume Soro pour retrouver sa dynamique et surtout se repositionner comme la locomotive de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest.

On lui doit à ce propos, outre une impressionnante reprise économique elle-même entérinée autant par un formidable développement infrastructurel qu’une attractivité plus accrue de l’économie ivoirienne qui charrie pas moins de 300 investisseurs nouveaux par an, forts d’un retour à la paix impulsé par Guillaume Soro qui sut s’effacer pour permettre à la réconciliation entre ivoiriens prendre une dimension qui aura mobilisé tous les leaders politiques aussi bien du camp présidentiel qu’en dehors quand ce dernier engagea à son corps défendant et au péril de sa vie une tournée nationale de mea culpa suivi de demande de pardon à ses adversaires d’hier.

Une approche qui lui aura permis de se positionner en Homme d’Etat de premier plan et surtout de choix premier dans la perspective d’une alternance au sommet avant même que certains de ses pairs ne comprennent l’impératif du renouvellement du personnel au sommet de l’Etat en y promouvant les jeunes de sa trempe aguerris aux rouages politiques et suffisamment charismatiques pour reprendre le flambeau du dynamisme économique du pays sabordé par les prédécesseurs de Guillaume Soro.

Le jeu-trouble de Ouattara

En marge de toute considération politicienne, il est cependant de notoriété que le président ivoirien actuel n’aura guère facilité les choses dans une optique progressiste se contentant plutôt de servir prioritairement les intérêts français au détriment des ivoiriens comme l’avait pourtant initié son prédécesseur qui croit aujourd’hui rebondir en faisant alliance avec ses bourreaux d’hier. Suffisant dès lors pour faire de ces politiques d’antan, le probable choix de l’électorat pour la présidentielle annoncée de 2020. Surtout que dans le même temps, Alassane Ouattara sait pertinemment avoir perdu son atout majeur en la personne de Guillaume Soro en se le mettant à dos au travers d’artifices malsains s’écartant gravement de leur plateforme politique initiale.

Et avec autant de griefs désormais à son encontre, il aurait plutôt intérêt à faire amende honorable, à défaut pour lui d’aller au-devant d’un cinglant revers politique en rétorsion du jeu-trouble qu’il aura mis en branle à l’encontre de son principal soutien, Guillaume Soro. Bien évidemment et quand bien même le temps presse, il lui reste néanmoins une opportunité pour se refaire politiquement pour peu qu’il reconnaisse en Soro, la qualité de meneur d’hommes dans l’optique du bien et du mieux-être des populations ivoiriennes sans exclusive.

Soro qui de tout temps l’aura démontré en refusant les privilèges que lui garantissait pourtant Laurent Gbagbo afin qu’il se maintienne au pouvoir en dépit de son échec à la présidentielle au sortir de laquelle la Côte d’Ivoire s’enlisa dans une crise sociopolitique dramatique à plus d’un titre. Fort heureusement, Soro sut s’interposer pour œuvrer à sa manière à la restauration républicaine. Un engagement que ne saurait oublier l’électorat au moment de faire son choix lors de la présidentielle annoncée pour 2020.

Par Hermine Yeye App


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