Cote d'Ivoire Présidentielle d'octobre 2020
président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N'Guessan

(Agence de presse panafricaine) -Le président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N’Guessan, candidat retenu pour la présidentielle du 31 octobre 2020, a tenu ce mardi 22 septembre au siège de son parti une conférence de presse suite à l’appel à la désobéissance civile de la plateforme de l’opposition lancée le dimanche dernier par Henri Konan Bedié.

 

 

 

Après avoir dépeint le tableau moins rassurant de la situation préélectorale, le leader du Front Populaire Ivoirien (FPI) a mis  en garde contre  les germes d’une crise postélectorale  face à la candidature du président  Alassane Ouattara de se présenter pour un 3e mandat. «…j’avais dressé devant vous le tableau de notre situation politique, un tableau sombre, inquiétant, qui imposait de la part de l’opposition une dynamique d’union à la hauteur de l’enjeu. L’enjeu se résume en une alternative : l’affrontement ou la paix ; le risque d’une nouvelle guerre civile… », a-t-il prévenu.

 

 

En outre, il  a appelé à l’Union des formations politiques de la classe opposante afin de restaurer la démocratie dans le pays. « C’est par notre unité, solide, loyale, dénuée d’arrière- pensées, qu’ensemble, nous pouvons imposer, nous allons imposer au président sortant un processus électoral ouvert, démocratique, inclusif, qui donne à chacun d’entre nous une chance de l’emporter…» ,  a laissé entendre le candidat du Fpi avant de  décrier le manque d’impartialité et de transparence du conseil constitutionnel dans le processus électoral. Toutes choses qui constituent autant d’ingrédients porteurs d’une nouvelle crise postélectorale aussi sinon, plus dramatique que celle de 2011.

 

Disqualification du Conseil Constitutionnel

 

 

Selon lui, le Conseil Constitutionnel a rendu une décision qui le disqualifie, de manière totale, irrémédiable et définitive. « Il a trahi sa raison d’être : dire le droit et seulement le droit. Il a démontré qu’il n’était pas une instance impartiale, digne de confiance. Il s’est transformé en une simple courroie de transmission, une institution aux ordres, le bras armé d’un homme aux abois. Dans sa composition actuelle, je lui récuse désormais toute légitimité, toute crédibilité pour proclamer des résultats loyaux et transparents lors de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020...» ,  a-t- il prévenu. Le  patron du FPI s’est dit solidaire à cette politique de désobéissance civile lancée par le candidat du PDCI-RDA et des formations politiques opposantes afin de restaurer l’ordre constitutionnel.  « À cause de la dictature d’Alassane Ouattara, je souscris entièrement et totalement à la désobéissance civile prônée par le président Henri Konan Bédié et l’ensemble des forces politiques et sociales ivoiriennes. Au nom du FPI, je lance un message à tous nos militantes, à tous nos militants et sympathisants, à toutes les Ivoiriennes et à tous les Ivoiriens épris de paix, de liberté et de démocratie, de se tenir prêts pour traduire en actes concrets les mots d’ordre qui seront adressés dans les prochains jours… », a-t-il appelé à son tour.

 

 

Il n’a pas manqué aussi de rappeler le sens de sa lutte et montrer sa détermination à prendre le pouvoir pour apporter le changement en Côte d’Ivoire. «mon combat, aujourd’hui, est clair. Il s’inscrit, je le redis, dans cette dynamique d’union de l’opposition que j’appelais de mes vœux le 25 août. Ma candidature s’inscrit dans une dynamique  de paix et de réconciliation. Je suis déterminé. Je suis prêt à gagner. Je suis prêt à gouverner. Je suis prêt à mettre fin aux drames que vit la Côte d’Ivoire. Je suis prêt à imposer dans les urnes cette alternance dont la Côte d’Ivoire a besoin après trente années de souffrances». a- t- il mentionné. Du coup, on se met à imaginer une Côte d’Ivoire non gouvernable dans les jours à venir, sauf de croire qu’Alassane Ouattara pourrait s’y fonder pour réprimer au grand jour manifestants et autres adversaires politiques retenus pour le scrutin contre lui.

 

 

Enfin, dans cet échange avec la presse, l’opposant du FPI a montré toute sa foi en cette mobilisation collective contre ce qu’il a qualifié de «coup d’État institutionnel» sans oublier d’attirer l’attention sur l’envergure potentielle des futures manifestations aux futurs appels de l’opposition. «Je crois en un ultime sursaut de lucidité par la force de notre mobilisation collective. Celle-ci sera totale, sans état d’âme» -t-il conclu.

 

 

 

Djahi Kragba Nicaise Anacy, stagiaire (APP)

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