(Agence de presse panafricaine) -Aux affaires depuis 2011, le maire d’Abobo cumulera les fonctions de ministre de la défense et de chef du gouvernement, poste vacant après la mort de Gon Coulibaly.

 

 

 

 

 

Pilier du régime d’Alassane Ouattara, Hamed Bakayoko, 55 ans, a été nommé, jeudi 30 juillet, premier ministre, à trois mois de l’élection présidentielle, et trois semaines après la brusque disparition d’Amadou Gon Coulibaly, dont il assura l’intérim. Perçu comme le «M. Sécurité» du régime, il conservera sa fonction de ministre de la défense, selon le communiqué de la présidence qui a annoncé sa nomination.

Hamed Bakayoko,l’homme de confiance d’Alassane Ouattara

A cet effet, «Le président de la République a procédé à la signature d’un décret portant nomination de M. Hamed Bakayoko en qualité de premier ministre, chef du gouvernement, ministre de la défense», selon ce communiqué signé du secrétaire général de la présidence Patrick Achi. Proche de longue date du président Ouattara, Hamed Bakayoko est ministre de la défense depuis 2017, après être devenu, depuis la prise de pouvoir de M. Ouattara, ministre de l’intérieur de 2011 à 2017. C’est donc dire que l’homme est au cœur du système depuis un bon moment et aura arpenté l’essentiel des postes de responsabilités attestant autant de sa loyauté, mais aussi et surtout de ses aptitudes intrinsèques plurielles qui lui ont valu une mise au-devant de la scène sociopolitique ivoirienne depuis une dizaine d’années. En somme, une consécration de celui au travers de qui on pensait pouvoir faire vaciller le régime, en lui attribuant indument frasques et velléités successorales exacerbées. En réalité, cela est simplement la résultante de sa parfaite intégration dans le complexe paysage sociopolitique ivoirien ou il sait valablement compter avec l’essentiel de la classe politique aussi bien proche du pouvoir que de l’opposition. Aussi lui avait-on indûment attribué il y a peu, quelque volonté de rallier le cas Gbagbo au plus fort de la dernière et triste crise sociopolitique de ce pays. Mais l’avoir pensé, c’était simplement méconnaître l’engagement politique de celui-ci auprès d’Alassane Ouattara avec qui il porta sur les fonts baptismaux le RDR dès 1994 et qu’il rallia depuis lors sans jamais se démarquer de sa ligne politique originelle : œuvrer au mieux-être des Ivoiriens sans exclusive.

 

 

 

 

Ascension politique atypique

 

 

Pendant ses études, il a dirigé le journal du collège moderne d’Adjamé et assume des responsabilités à la tête de plusieurs associations estudiantines, dont l’Amicale des élèves et étudiants ivoiriens au Burkina Faso en 1986 et la Jeunesse estudiantine et scolaire du PDCI en 1990. À 25 ans, il devient directeur de publication du quotidien Le Patriote, puis trois ans plus tard, en 1993, prend les commandes de la radio Nostalgie en Côte d’Ivoire. En 2000, il devient PDG de Nostalgie Afrique. Bakayoko est membre du RDR. Lors de la constitution du gouvernement de « réconciliation nationale » faisant suite aux accords de Linas-Marcoussis, Guillaume Soro insiste pour que Bakayoko obtienne le poste de ministre des Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Il reste à ce poste de mars 2003 jusqu’en avril 2011 où il est ministre de l’Intérieur de Côte d’Ivoire et ministre d’État. Au poste de ministre de l’Intérieur, il profite de ses bonnes relations avec les anciens chefs militaires locaux et les dirigeants du FPI pour maintenir l’ordre. Il est reconduit comme ministre de l’Intérieur dans les gouvernements de Jeannot Kouadio-Ahoussou, de Daniel Kablan Duncan et d’Amadou Gon Coulibaly.

 

Le Nouveau Premier Ministre Hamed Bakayoko ,Un Bosseur

 

Et c’est fort à propos que sa nomination au poste de Premier Ministre n’aura guère suscité de commentaires tendancieux, tant le poste lui semblait naturellement destiné pour non seulement avoir fait ses classes au plus fort des troubles sociopolitiques que pour avoir donné de réelles chances pour la réconciliation des Ivoiriens quand bien même sa coloration politique lui aurait plutôt dicté quelque démarcation d’avec le pouvoir pour disposer de moyen de pression ou ce qui en tiendrait lieu pour rester au-devant de la scène. Mais l’homme a patiemment attendu son heure sans forcer mais en affirmant plutôt son indéfectible attachement aux idéaux que prône Alassane Dramane Ouattara.

 

 

 

 

Jean François Hiac  (App) Paris

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