Côte d’Ivoire –primature
Patrick Achi le rightman at the right place

(Agence de presse panafricaine) -Ça y est! L’ex-Secrétaire général de la Présidence de la Côte d’Ivoire Patrick Achi, chef du Gouvernement par intérim depuis le 8 mars dernier, a été confirmé ce vendredi à son poste de Premier ministre par le président Alassane Ouattara. Une annonce faite par la Présidence.

 

 

 

 

Le président Alassane Ouattara a procédé, le 26 mars 2021, à la signature d’un décret présidentiel portant nomination de Patrick Jérôme Achi en qualité de chef du Gouvernement.

Unanimité autour d’un choix

 

 

«Patrick Achi a été nommé Premier ministre et Chef du Gouvernement», et le président de la République lui demande «de lui proposer un nouveau gouvernement dans les meilleurs délais», selon un décret lu par Fidèle Sarassoro, nouveau Secrétaire général de la Présidence. L’ex Secrétaire général de la Présidence succède ainsi à l’ancien ministre de la Défense, Hamed Bakayoko, décédé en Allemagne le 10 mars 2021 des suites d’un cancer fulgurant. Il avait assuré depuis le 8 mars, l’intérim de son prédécesseur. Toutefois, cette nomination a été accueillie avec ferveur à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays où le promu a été accepté par une diaspora qu’on sait très critique à l’encontre du régime en place. C’est donc dire que l’homme devrait susciter de réels espoirs, notamment en termes de réconciliation nationale après la rupture brutale entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara quand on sait qu’au-delà de leur adversité politique pourrait resurgir les affres d’un nouveau conflit armé plus meurtrier de celui postélectoral de 2011.

 

Rassembleur

 

Patrick Achi a 65 ans. Il est né à Paris d’un père ivoirien et d’une mère française. Ingénieur de formation, il travaille une quinzaine d’années dans le privé avant d’être nommé pour la première fois ministre en 2000. Ce cadre du PDCI est resté dans les différents gouvernements, jusqu’en 2017, date à laquelle il devient le Secrétaire général de la Présidence. Rompu aux rouages administratifs, il a ainsi pu se forger une assise politique qui lui permit d’être au-devant de la scène nationale depuis quelques années et surtout d’intégrer divers gouvernements successifs au plus fort de l’antagonisme nord/sud. Mercredi 24 mars dernier, à l’issue du Conseil des ministres, le président Ouattara avait annoncé la dissolution de la précédente équipe gouvernementale. Il souhaitait que le nouveau gouvernement obéisse à un renouvellement générationnel. Aussi, pour la constitution de cette nouvelle équipe gouvernementale «rajeunie», les tractations sont-elles en cours au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, parti présidentiel) et d’autres partis politiques de l’opposition. Et au vu du nouveau gouvernement on peut valablement dire qu’il a relevé le premier défi avec les entrées de certains cadres de l’opposition politique ivoirienne, notamment du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA), et de la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS). Deux formations politiques dirigées respectivement par les anciens présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo. Le Front populaire ivoirien (FPI) de Pascal Affi N’Guessan et l’UDPCI d’Albert Mabri Toikeusse devraient également intégrer cette nouvelle équipe gouvernementale, si on s’en tient au dialogue politique ivoirien, initié entre gouvernement et opposition, depuis le 21 décembre 2020.

 

 

 

 

 

Nyobe Baudouin pour (App)

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