magistrat Yeo Abel Nangbélé, procureur de la République adjoint

(Agence de presse panafricaine) -Anaky Kobenan, ex ministre des transports de Laurent Gbagbo poursuivi par le procureur  de la République pour des propos appelants à la révolte

 

 

 

Le  magistrat Yeo Abel Nangbélé, procureur de la République adjoint  près du tribunal de première instance a animé ce vendredi 21 août 2020,  un point de presse  dans la salle des pas perdus de la cour d’Appel du Plateau. Le procureur a annoncé à la presse qu’il poursuivrait certaines personnalités politiques et de la société civile pour avoir tenu des propos appelant à l’insurrection civile et militaire, à la haine ethnique ou religieuse, à l’opposition des communautés et même incitant à la haine.

La Presse

Le commandant Fofana Abdoulaye (l’aide de camp de Soro), le ministre Anaky Kobenan et l’activiste Pulchérie Gbalet sont les personnalités qui ont été citées par l’adjoint d’Adou Richard dans le communiqué qu’il a lu. «M. Anaky Kobenan affirmait, le 12 août 2020 : “La Côte d’Ivoire, depuis le 07 août 2020, n’attend plus des élections et ce n’est pas ce à quoi elle se prépare. La Côte d’Ivoire doit d’abord écarter et retirer du palais présidentiel, cette personne désormais inconnue et fort mal venue qui a pris aux Ivoiriens leur pays pour en faire son royaume ou empire», a t-il relevé.

Le magistrat Yeo Abel Nangbélé, face a la presse

Selon le magistrat,  ces appels relayés par la presse écrite et numérique ont occasionné et brûlé, des voies de faits et des blessures commises sur des agents de forces de l’ordre, notamment à Bonoua où le commissariat a été mis à sac, pillé et incendié. Il a de ce fait déploré des pertes en vies humaines aussi bien à Bonoua qu’à Daoukro. Répondant au dernier rapport d’Amnesty International sur l’accusation faite contre la police ivoirienne, concernant l’utilisation de supplétifs par celle-ci pour réprimer les manifestants opposés à un 3e mandat pour le Président Alassane Ouattara, M. Yeo Abel a indiqué qu’un rapport de cette ONG internationale n’est pas une vérité juridique. «Moi je veux des faits, je veux des preuves. Nous sommes en droit, il ne suffit pas d’alléguer des choses pour être cru. Notre parquet est attentif à tous ce qui se passe», a t-il indiqué.

 

 

 

 

Stéphane Beti correspondant (App) Côte-d’Ivoire

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