Badro Escobart le blanc de la Chine

(Agence de presse panafricaine) -DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Houon, né le 26 Janvier 1986 à Yopougon (Côte d’Ivoire), était un chanteur, compositeur, parolier, danseur, chorégraphe , producteur et arrangeur musical ivoirien, décède d’un accident de la route le 12 Août 2019 à Abidjan laissant sa famille, son pays, le continent et ses nombreux fans éparpillés dans le monde communément appelé chine populaire dans le désarroi. A un mois de la date anniversaire de son départ de la terre, un de ses plus proches collaborateurs, Badro Escobart (le seul blanc de la Chine) a accordé un entretien exclusif à l’Agence de Presse Panafricaine. Nous vous le livrons in extenso.

 

 

 

 

(App) -Après le décès de DJ Arafat comment vivent les Chinois ?

 

Nous vivons au rythme de notre roi  (coupé décalé) lorsqu’il était encore sur terre parce que pour nous, il est une légende qui ne meurt pas et ses œuvres sont éternelles.

 

(App) -Son décès a surpris et bouleversé le monde.  Qu’est-ce que  la jeunesse africaine peut retenir de cette disparition ?

 

Elle doit chaque jour par ses œuvres marquer son passage sur terre. Pour nous qui avions côtoyé DJ Arafat, nous retenons de lui comme étant une référence pour les futures générations. Voici quelqu’un qui est parti de zéro et qui est décédé en héros. Son ardeur au travail lui a permis de recevoir pendant ses obsèques des honneurs que plusieurs rois et chefs d’état n’ont reçu à leur décès. Notre vie sera notre miroir après notre mort. Arafat aimait le travail bien fait.  Grâce à lui, le coupé décalé est devenu mondial. Les blancs, les noirs et les arabes ont pleuré ce jeune dont l’avenir était incertain. Il avait pour habitude de dire que «seul le “Bara” (travail)  paye et le “bara” ne va jamais te trahir».

 

(App) -Quel était le comportement de l’artiste durant ses derniers moments ?

 

Quelques mois avant son accident, on peut dire que DJ Arafat s’est senti seul,  il était abandonné de tous, voire les médias, le monde du showbiz et ses collègues artistes.  Ce qui fait qu’il était beaucoup pensif et sortait rarement de chez lui.

 

(App) -Donc il s’est senti trahi vis à vis de tous ces gens ?

 

Oui c’est cela. Parce qu’il s’est battu, il s’est donné corps et âme pour mettre la gaité dans le cœur des gens pour apporter une marque dans la culture musicale ivoirienne et n’a obtenu aucune reconnaissance de la part de ses  proches.

Badro Escobart le blanc de la Chine et Stephane Beti (App)

(App) -Bientôt 1 ans que le roi de la Chine populaire nous a quitté et qu’est-ce vous  envisagez faire pour commémorer son départ tout en sachant que la  Côte d’Ivoire à l’instar des autres pays du monde est secouée par la crise  sanitaire due au Covid 19 ?

 

Nous en sommes parfaitement conscients, raison pour laquelle nous avons adressé des courriers  aux autorités pour les informer des activités qui meubleront cette commémoration dans le strict respect des mesures prises par le Conseil National de Sécurité (CNS)  pour limiter la propagation de cette pandémie. Nous espérons que d’ici la fin de ce mois Le Président de la République,  S.E.M Alassane Ouattara,  lèvera encore certaines mesures notamment le plafonnement du nombre de personne rassemblées à 50.  Dans le cas contraire, nous nous fierons aux écrans dans toutes les villes qui nous permettront de rendre un vibrant hommage à notre roi.

Rdv le 12 Août pour un hommage digne

 

(App) -Nous sommes au terme de cet entretien avez-vous un appel à lancer comme mot de fin?

 

Je remercie d’abord l’agence de Presse  Panafricaine (APP) pour l’occasion qu’elle me donne pour parler de mon défunt collaborateur, idole, de  quelqu’un qui était plus qu’un frère  pour moi et pour qui je continue de souffrir comme l’ensemble des Chinois de son absence. Car, Arafat ne faisait pas de différence de peau, religion et de culture. C’est d’ailleurs pour cette raison que le monde lui voue son amour bien qu’il ne soit plus de ce monde. Je remercie également les autorités ivoiriennes, les Artistes, les fans, pour ce vibrant hommage rendu à l’artiste lors de son décès. Mon équipe et moi-même travaillons mais nous avons aussi besoin de vous: pour toujours honorer notre Yôrô le jour anniversaire de sa mort. Le DAHÏSHI n’est pas mort il  nous regarde.

 

Merci de nous avoir accordé cet entretien.

 

 

 

Entretien mené par Stéphane Beti correspondant (App) Côte d’Ivoire

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