Côte d'Ivoire
l'ex Président Laurent Gbagbo hier à Daoukro
(Agence de presse panafricaine) -Les populations de la Capitale de l’iffou,  ont chaleureusement accueilli à leur tour, Laurent Gbagbo, le fondateur du FPI, de retour dans son pays depuis  la mi-juin,  après son acquittement par la cour pénale internationale des crimes contre l’humanité. 
Lors de cette visite de courtoisie rendue à l’ex-président ivoirien, Henri Konan Bédié, le chef du principal parti (PDCI) d’opposition, les deux anciens chefs d’Etat se sont serrés dans les bras l’un de l’autre en signe d’affection et de réconciliation avant de saluer  la foule, et de s’asseoir  côte à côte pour assister à la cérémonie d’accueil. Dans son allocution,  celui qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 2002 à 2011, a  d’abord remercier Henri Konan Bédié pour son soutien. ‹‹Si je suis à Daoukro, c’est pour poser un acte de reconnaissance et de réconciliation››, a déclaré Laurent Gbagbo. Et d’ajouter :  ‹‹J’étais à Bruxelles, j’étais tranquille, on me dit Guikahué vient ici, je dis» Il vient faire quoi ? « .Lui je peux parler de lui parce que c’est mon petit de Gagnoa (Rires dans la salle). On dit, il vient te saluer de la part du Président Bédié. J’ai dit d’accord.» On ne dit jamais Non à des pieds qui viennent saluer. » Donc j’ai reçu la délégation conduite par Guikahué et ça s’est très bien passé. On a causé et j’ai même pris leur téléphone, j’ai appelé le Président Bédié et je lui ai dit : «grand frère, tenez bon, j’arrive».
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Président Laurent Gbagbo hier à Daoukro
En outre, l’ex chef d’État s’est prononcé sur le troisième mandat de son rival Alassane Ouattara. ‹‹J’ai suivi l’actualité politique ivoirienne, comme le 3e mandat. J’étais à Bruxelles quand j’ai suivi le braquage. Moi même j’ai appelé TV5, venez je vais vous parler parce que si je me tais pendant que ça boue en Côte d’Ivoire, et que je ne dis rien, ce sera une complicité de ma part, et il faut que je dise que je suis d’accord avec ceux qui luttent contre le 3e mandat. C’est pour ça que j’avais appelé les journalistes et la télévision. Parce que si tu ne parles pas à un moment donné, tu es complice de ce qui se fait››, a-t-il précisé.
Président Laurent Gbagbo hier à Daoukro
Les populations de la Capitale de l’iffou
Poursuivant, Laurent Gbagbo, a appelé à se battre pour  être du côté de la Constitution.‹‹ J’ai dit qu’il ne fallait pas un 3e mandat, parce qu’en Afrique, on a un problème et un seul problème. Nous écrivons les textes, et puis on les froisse et on les jette. Un texte écrit est fait pour être respecté››, a justifié le fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI). De même, il a invité au Respect de la constitution parce-que pour lui, c’est dans cette bataille contre le 3e mandat, dans cette région, il ya eu des morts.  ‹‹On ne peut dire qu’on est pas d’accord. Quand on parle de faire la réconciliation, c’est de tout ça. La réconciliation c’est tout ça, Respectez les textes. Respectez les êtres humains parce que dans cette bataille contre le 3e mandat, dans cette région, il ya eu des morts. Un petit a été décapité, et j’ai regardé ça depuis Bruxelles. Mais quel spectacle nous donnons au monde ? Pour un pouvoir ? Pour un pouvoir ? Mais le pouvoir appartient au peuple. Jusqu’au aujourd’hui, je suis le seul à ne pas revendiquer être le fils d’houphouet››, a-t-il encore dit.
Stéphane Beti,correspondant (App) Côte d’Ivoire

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