Cote D’ivoire:

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BUZZ POUR UNE PRETENDUE DEMISSION DE GUILLLAUME SORRO
De persistantes rumeurs embrasent les réseaux sociaux annonçant la démission du Président de l’Assemblée
Nationale de Côte d’Ivoire, à quelques jours du grand rassemblement initié par RHDP, pour mobiliser toute
l’opposition vers une candidature unique à la présidentielle qui s’annonce.
Fausse rumeur ou intox, telle une drainée de poudre, la nouvelle a fait le tour, permettant aux analystes de tous
bords, de se livrer à des calculs de politique politicienne. En tout cas, beaucoup d’eux s’accordent à dire que la
cohabitation Alassane Ouattara et Guillaume n’a que trop duré, du moment où elle est, semblent affirmer ces
derniers, un mariage d’intérêt et non de raison. Pour d’aucun, et pour étayer leurs propos, ils se souviennent,
comme si c’était hier, que cet ancien collaborateur et homme de main de Laurent Gbagbo, a fait feu de tout bois,
lors de l’accession au forceps de Alassane Ouattara au pouvoir, pour se rapprocher du perchoir à tout prix et à tous
les prix, lâchant au passage son compagnon de route. D’autres encore, paraphrasant le feu Mobutu Sesse Seko, alors
compagnons de lutte de feu Patrice Lumumba, pour des causes pratiquement identiques, et dans la quête effrénée
du pouvoir, lui avait déclaré : « plusieurs années de lutte commune, aujourd’hui, nos chemins divergent ». En
s’appuyant sur la maxime africaine qui dit « la bouche qui a tétée, n’oubliera jamais la saveur du sein », ou en encore
l’autre qui affirme « qui a bu, boira », ils s’accordent tous de croire que, au-delà des alliances sacrées établies par la
bénédiction de la France pour créer un semblant d’équilibre, la situation en Côte d’Ivoire ressemble fort
opportunément à un volcan en sommeil qui peut se mettre en activité à tout moment. En homme averti, et
connaissant bien les mutations et les nouveaux paradigmes économiques qui ont sérieusement effrités les intérêts
français en Afrique noire francophone, limitant au maximum sa suprématie dans un espace géographique et
géopolitique où Alassane Ouattara passe pour être le leadership de la cause de la France, Guillaume Sorro a la
capacité de jouer de tous les subterfuges pour se refaire une nouvelle image au soleil et se remettre en course pour
le perchoir. Il sait très bien que le franc des colonies françaises d’d’Afrique va inexorablement à son terminus, et que
cette arme fatale, qui a permis de maintenir la francafrique sous le joug de son maître, est un catalyseur fort de ce
contrat de dupe. Le basculement des intérêts de la France par les nouveaux pays émergents, constitués
essentiellement par le BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), et d’autres pays asiatiques et américains du Centre et du
Sud qui semblent offrir plus de chances de croissance soutenue ou de développement durable à des conditionnalités
plus souples et plus attrayantes pour le continent africain, n’échappent pas au commun des africains. La nouvelle
route de la soie offre des possibilités énormes aux africains en matière de stratégie d’emplois et de croissance et
permet en même temps de sortir de la précarité et de la misère dont font les frais tous les francafricains.
Poursuivant dans leurs spéculations et considérant que Guillaume Sorro est cet imprévisible, cet être ondoyant et
divers, il apparait très difficile de cerner les contours de sa pensée et d’avoir une visibilité vraie et claire en rapport à
ses ambitions pouvoiristes. Autrement dit, cette éventualité de rendre le tablier à son actuel collaborateur pourrait
se justifier par des malentendus au niveau de la succession au pouvoir, ou encore mieux, en fin stratège, il pourrait
se prêter, avec la même bénédictin d’une main occulte étrangère, de jouer aux troubles fêtes au sein de l’opposition,
pour assurer au parti au pouvoir un parcours sans faute.
Toutefois, même si une telle décision venait à être confirmée, il reste constant que l’opposition ivoirienne, restée
dans sa grande majorité fidèle et solidaire à Gbagbo, qui croupit en prison par la grâce de son enlèvement, de sa
condamnation et de son écrouement par la Cour Pénale Internationale, ne verrait aucunement d’un bon œil l’arrivée
dans leur rang d’un transfuge, lui qui a joué à fond la caisse, de la bonne et/ou mauvaise manière, pour lâcher son
compagnon de route d’hier, pour des intérêts personnels, bassement égoïstes et égocentriques. Une réédition de
son exploit n’est pas à exclure dans son plan secret, tant il lorgne le pouvoir exécutif et tant il voudrait voir se réaliser
le contrat de dupe, fruit de la trahison. Affaire à suivre


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