COUP DE THÉÂTRE A LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE (CPI) :

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Laurent GBAGBO et BLE GOUDE acquittés 

Heureuse coïncidence ou fait anodin, l’acquittement de ces deux figures de proue de l’opposition ivoirienne font couler beaucoup d’encre et de salive, et vient à point nommé, au moment où l’opposition ivoirienne convoque ce qu’il y a lieu d’appeler des états généraux, grand rassemblement qui se tiendra le 21 Janvier 2019 pour fédérer autour de l’idée d’une candidature unique pour la présidentielle qui se profile à l’horizon.

En nous référant à une maxime bien connue de chez qui dit : « les faits sont têtus et immuables », il convient en ce moment de se demander quelle est la tournure que prend cet épineux dossier  de l’emprisonnement de ces deux mousquetaires, acte jugée tendancieux et répondant aux critères d’une alchimie que seuls les commanditaires détenaient la formule magique. En effet, le feuilleton de la Côte d’Ivoire à cette époque était actionné par des mains obscures et noires qui ont mis à feu et à sang une nation qui ne demandait qu’à continuer son train-train de vie tranquille et à ausculter les voies pour son émergence comme nation en développement des temps modernes. Aujourd’hui, avec la décision d’acquittement de la Cour Pénale Internationale, il est lieu de se demander quel sera l’avenir de cette juridiction d’envergure internationale, qui a brillé seulement dans des procédures concernant les pays sous l’emprise coloniale, malgré un semblant d’indépendance. Aujourd’hui, l’on peut clairement voir que des masques sont en train de tomber pour prouver que l’avènement du Président Alassane Ouattara à la magistrature suprême n’était qu’une scabreuse machination de la communauté internationale au-devant de laquelle trônait en bonne place la France qui y a joué son va-tout, au propre comme au figuré, en vue de la protection et de la sauvegarde de ses intérêts, contre vents et marée, sabordant ainsi le bateau Côte d’Ivoire et tous ses citoyens et autres nobles populations en quête de paix et de stabilité. Comme les causes non établies ne sauraient être pérennes, voici venu le temps du compte à rebours.

Hier, toutes les manœuvres de déstabilisation avaient été mises à contribution pour saper le moral de Laurent GBAGBO dont la droiture, le franc-parler et le nationalisme à outrance ne faisaient pas langue avec le régime de « nos ancêtres, les Gaulois ». Tout est passé dans ce bouillon cuisiné à dessein pour mettre à feu et à sang ce havre de paix qu’était la Côte d’Ivoire. L’on y a semé la haine, la xénophobie, la casse, les destructions, les éliminations physiques, les génocides, bref, la zizanie, mettant en affront des frères d’hier, les musulmans contre les chrétiens, etc, et j’en passe…, pour qu’à la fin, l’on fasse porter la croix à celui qui avait gagné haut la main, les suffrages de ses pairs, qu’on lui attribue toutes les exactions qui ont fait tomber des vies en dizaines de milliers.  Cette même communauté a instrumentalisé de hauts commis de la Cour Pénale Internationale pour qu’ils jouent de complaisance dans ce dossier. L’on a fabriqué des témoins dont les interventions, pour les quelques-rares qui ont eu le courage cruel de se présenter à la CPI, étaient incohérentes et sans fondement pour soutenir l’assertion avancée de crime contre l’humanité et d’incitation à la haine et à la violence.

Au même moment, l’on a pu observer les deux compères bagnards, imperturbables et sereins à toutes les occasions qui leur étaient offertes de se prononcer publiquement.  Les longues plaidoiries personnelles de GBEGOUDE, sans assistance de conseil judiciaire,  ressemblaient plutôt à des légendes émaillées d’une clarté et limpidité angéliques, avec des éléments de preuve à l’appui.

Plusieurs années passées à l’ombre de l’histoire politique de leur pays n’ont pas altéré leur notoriété et leur acquittement était prévisible en ces temps d’euphorie pré-électorale où tous les coups fourrés sont ourdis en vue de diviser pour mieux régner. Ce qu’il est bon de savoir à travers cette orchestration de la communauté internationale, est la fin de la partition Alassane Ouattara, ou du moins, la manifestation visible du non-respect des accords préétablis. Toutefois pendant ce temps, le peuple souverain, ou du moins, une grande majorité, est restée soudée autour du leader charismatique Laurent GBAGBO.  Ce scénario fait revivre la sortie triomphale de la prison de Robbin Island de Nelson Mandela 26 ans après son arrestation et son incarcération. Pendant ces dures années, son aura est plutôt monté et sa notoriété et sa popularité se sont consolidées auprès des citoyens de la République Sud-africaine, jusqu’à son élection comme premier Président noir de la RSA après l’abolition de l’apartheid. Les mêmes conditions produisant les mêmes effets, l’acquittement de Laurent GBAGBO et Cie ne provoque- t-il pas des insomnies à l’équipe dirigeante au point de créer un scénario qui pourrait permettre à Guillaume SORRO de jouer les troubles fêtes dans l’opposition et de rééditer son exploit de l’élection dernière, tout en préservant les chances du parti au pouvoir de se maintenir au perchoir, ce qui serait de nature à lui permettre enfin  d’assouvir ses appétits pour le pouvoir exécutif ?  Affaire à suivre.


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