Culture : 5eme édition du festival Ebassa

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( agence de presse panafricaine ) Sous le thème « Rencontre et intégration des peuples », placé sous le haut patronage du Ministre des Arts et de la Culture, c’est à l’esplanade du Parcours Vita à Douala que le FESTI EBASSA se tiendra cette année. Selon le comité d’organisation dirigé par Jean Pierre BADANG le président de cette 5e édition, et notamment la première édition à douala (les quatres précédentes éditions se sont déroulées à yaoundé). Il faut noter que la communauté mbamoise est bien représentée dans cette cité centre des affaires et poumon économique du cameroun. C’est la raison pour laquelle elle a un chef de communauté dans le departement du wouri, en la personne de SM. Aladji BAKO MANDENG ; celui-ci, dans le cadre de la déconcentration des pouvoirs, a installé tout récemment un chef de communauté mbamoise dans l’arrondissement de DOUALA 5eme  en la personne de Jacques BOAMINA BOUSSONGO ; et c’est bienvenue ce festival qui se déroulera dans le territoire de commandement de ce dernier.

 Ce festival vient planter sa graine dans la culture camerounaise dans cette époque où les jeunes africains influencés aujourd’hui par des courants culturels étrangers, manifestent de moins en moins d’intérêt vis-à-vis de leur  histoire, leurs traditions, leurs us et coutumes, qui sont pourtant des repères sociaux solides, indéniables et inaliénables. Un proverbe africain ne dit-il pas: << un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle >> ?

En effet, du 21 au 24 Novembre  prochain, l’histoire va se répéter  et toute la communauté Mbamoise regroupant neuf famille dont Bafia, Banen, Yambassa, Ossananga’a, Djanti, Baveuf, Voûté, Nyokon et Tikar de la cité capitale économique et de ses environs va vibrer aux rythmes des danses, saveurs traditionnels de cette région du Cameroun très connue pour sa grande richesse culturelle. Le festival EBASSA se veut pour cette édition un facteur d’unicité de toutes les sensibilités culturelles et ethniques. À travers cette thématique, il voudrait donner une chance à l’amour entre les hommes de tout bord culturel du Cameroun. Un petit rappel historique nous fait remonter à la signification du terme « EBASSA » qui tire sa signification de la langue gunu/Yambassa qui veut dire «les jumeaux ». Ce grand rendez-vous qui s’annonce va offrir de façon significative aux neuf familles,  une opportunité de rencontre et de démonstration de leur potentiel traditionnel et intrinsèque mais aussi et surtout le riche patrimoine culturel à travers les musiques et danses traditionnelles du Mbam, et à toutes les composantes sociologiques du cameroun et d’ailleurs, ce festival représentera une kermesse du donner et du recevoir, une belle manière de démontrer l’intégration nationale et la fierté d’être ensemble.

Ce festival s’inscrit dans l’optique de participation à la consolidation du tissu culturel national et des opportunités d’une industrie culturelle locale et du vivre-ensemble des différents groupes ethniques présents dans la ville de Douala. Ainsi, son but revêt d’un objectif pluriel à savoir :

  • Permettre au peuple Camerounais et Mbamois en particulier de se ressourcer sur les fondements des musiques et danse traditionnelles.
  • Une occasion de retrouvailles pour réfléchir sur les moyens de la préservation et la valorisation de notre patrimoine culturel.
  • Amener la jeunesse et même le reste de la  population de notre pays à marquer leur attachement aux valeurs culturelles.
  • Permettre d’identifier et promouvoir les jeunes entrepreneurs, artisans et talents artistiques à travers des concours et surtout partager une calebasse  de vin de palme (Nnumpé).

 Le festival EBASSA apparait aujourd’hui comme un évènement indispensable pour réveiller un intérêt vis-à-vis des us et coutumes de notre pays car, la disparition progressive des anciens dépositaires de l’histoire et de la culture africaine  conduit inexorablement à la perte de l’identité culturelle.  Le festival EBASSA apparait donc comme un moment d’échanges, de prestations et expositions de nos richesses culturelles. Ce moment unique est aussi une occasion idoine d’identifier et de promouvoir les jeunes entrepreneurs, artisans et talents artistiques à travers des concours mais aussi  un moment de partage d’un bon vin de palme(Nnumpé), symbole de l’hospitalité et du partage chez les bantous.

Par Victor BAKOMBA App


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