Dossier spécial Vol 3: Crise énergétique au Cameroun, des solutions existent pourtant!

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Dossier réalisé par Victor Bakomba

Réaction : Ingénieur. Serge KELBE
Spécialiste des Solutions Énergétiques

les grandes entraves à la pénétration des
énergies renouvelables dans la production
électrique au Cameroun

Q: Quelles sont les grandes entraves à la pénétration rapide des énergies renouvelables dans la production électrique au Cameroun ?

R: Oui, la plupart des grandes entraves liées à l’éclosion, à l’acceptation de l’utilisation des énergies renouvelables au Cameroun sont : Premièrement la politique mise en place qui encore est basée sur des vieilles méthodes conceptuelles. On voit toujours l’hydro-électricité qui bien sûr, est aussi une énergie renouvelable, mais pas dite moderne et l’utilisation des groupes électrogènes. Ceci étant, je pense que nous avons eu aussi et pendant longtemps un blocage institutionnel concernant les lois régissant le secteur de l’électricité. Depuis un certain temps quand même, il y a eu une loi qui avait été votée en 1998 et qui a été ré toilettée en 2011 sur la libéralisation de la production électrique. Ce sont de petites avancées, mais elles restent très timides parce que, non seulement cette information n’est pas très divulguée, appréhendée par les différents opérateurs économiques dans le secteur électriques; mais aussi deuxièmement, le financement lié même à l’émergence énergique ou bien alors les grands chantiers énergiques restent axés à la production des grands ouvrages, c’est-à-dire la construction des barrages réservoirs, des barrages hydroélectriques, et on ne réfléchit pas sur le désenclavement des zones rurales, c’est-à-dire qu’il faut se référer à des énergies de proximité, plus proches des populations et à cela, nous, dans le collectif des exploitants des énergies renouvelables avons toujours pensé qu’au-delà du fait que l’énergie solaire est une énergie efficiente, efficace, écologique et économique très adaptée dans les pays en voie de développement, que ce serait une opportunité pour l’État du Cameroun de pouvoir rendre de plus en plus autonomes les communes, ou alors ce sont les communes, les villes mêmes, les Maires qui doivent prendre l’initiative par ce que disent les textes de la loi sur la libéralisation du secteur électrique au Cameroun, et elles (communes) doivent prendre le taureau par les cornes, pour se rendre autonomes, en construisant elles mêmes des réseaux d’éclairage public, des centrales solaires pour l’alimentation de certains blocs administratifs, de certains quartier et villages et quelque part, devenir elles-mêmes de petites productrices d’énergie électrique pour les populations avec des compteurs qui permettront l’achat et la revente d’électricité. Mais, ce ne sont pas les idées qui manquent. Tout au contraire, on a l’impression qu’on reste rivé à des vielles méthodes énergétiques et on attend tout de l’État. Il faut l’avouer, le Ministère en charge de l’eau et de l’énergie a aussi des démarches très timides. Il est vrai que le MINÉE vient de créer une direction chargée de la maîtrise des énergies et des énergies renouvelables, et ENEO, qui est le commissionnaire actuel de l’État a emboité le pas au Ministère en créant elle aussi une sous direction chargé des Énergie renouvelables, on peut dire en cela

qu’on commence à voir prendre corps des institutions à opter pour la dynamisation des énergies. Cette démarcation reste encore très très timides, dirais-je et le secteur privé et même informel doit mettre la main à la pâte. De toutes les façons, on attend les grands chantiers de 2019 et on verra si les énergies renouvelables ont émergées ; au cas contraire, les résolutions de la cop 21 et tout les tambours qu’il y a eu tout autour, n’auront accouché que d’une souris au Cameroun .

Raison pour laquelle, je partage entièrement l’idée de l’organisation de ENERGYZON, le salon des énergies propres, une initiative courageuse, qui enrôle des partenaires bilatéraux .et multilatéraux et attend l’adhésion et l’approbation des décideurs, des organismes, des partenariats publics/privés, des entreprises et des consommateurs Camerounais.

Serge Henri Kelbe, promoteur de la société Matrix Power est directeur des opérations et ingénieur en mécanique accroc de l’énergie solaire comme réponse

à la crise énergétique en Afrique, MDP (mécanisme pour un développement propre). A suivre la suite du dossier ce soir


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