(Agence de presse panafricaine) -Associé à l’animation de l’atelier qu’a abrité le Cameroun sur la prolifération d’armes légères, cet expert a exclusivement accordé une interview à votre agence de presse qui vous la livre ici in extenso. Entretien

Qu’est ce qui explique la rencontre d’aujourd’hui ?

En ce qui concerne la rencontre qui a eu lieu les 11 et 12 mars derniers, c’est la continuation des activités tenues par le passé, activités qui consacrent à faire des bilans un peu particuliers. On avait commencé par des cadres juridiques applicables à l’heure actuelle au Cameroun concernant le contrôle du transport illicite des armes à l’échelle nationale. Et aujourd’hui, nous arrivons au but escompté : identifier et lutter contre le trafic des armes conventionnelles et des armes de petits calibres. Pendant ces deux jours, nous avons essayé de discuter des enjeux qui pourraient en découler entre camerounais et européens dans le seul d’identifier et prévenir les détournements de ces  armes.

 


Cet atelier est-il répandu en Afrique ou alors l’union européenne pense-t-elle étendre ces formations à plusieurs autres pays africains ?

Il y a dix pays en Afrique qui bénéficient de ce programme de l’Union européenne : dans la région Afrique du Sud, il y a la Zambie comme pays partenaire ; le Cameroun bien évidemment, le Mali, le Togo, le Benin, le Sénégal. Madagascar également bénéficie de ce programme pour ne citer que ceux-là. Le programme de l’Union Européenne vise à élaborer une approche globale pour aborder la question des flux illicites d’armes et de munitions acquises par des groupes armés à travers une assistance technique au niveau régional et le renforcement des capacités des pays bénéficiaires à travers l’octroi des autorisations dans le commerce des armes.

 


Comment peut-on procéder à la détection des armes dites illicites ?

Le but c’est discuter, de mettre la puce à l’oreille des agents de sécurité. Le but c’est de discuter, d’évaluer les itinéraires avec les douaniers, la gendarmerie, la police et même les agences portuaires. Il y a ce qu’on appelle le ciblage qui nous permet le filtrage qui nous amène à identifier un ensemble de trafics illicites de marchandises, celles qui sont suspectes. Et en fonction des résultats, les décisions sont prises au fur et à mesure dans le but d’analyser ces documents à travers des contrôles documentaires.

 

 

 

Pouvons-nous avoir quelques statistiques de ce commerce des armes illicites qui circulent en Afrique et dans les pays concernés par cette formation ?

Les statistiques en ce qui concerne les armes conventionnelles en Afrique  sont différentes de ce qui se passe ailleurs. Ce d’autant plus qu’en Afrique, la problématique est un peu plus récente et concerne la dissimulation de la prolifération des armes légères et de petits calibres. En ce qui concerne ces statistiques, nous ne les avons pas. Il y a certains organismes internationaux sont spécialisés à ce sujet. Nous ne pouvons pas en dire davantage. Notre but n’est pas d’avoir ces statistiques, mais de savoir quelles sont les réalités sur le terrain camerounais pour pouvoir mettre à la disposition des agents camerounais, des expertises et expériences européennes et de réfléchir ensemble sur les moyens de prévenir ces trafics.

Entretien mené par Nyobe Nyobe pour (App)

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