(Agence de presse panafricaine) -Considérées  comme des malades, des sorciers,  des membres des sociétés exotériques,  ou des personnes qui doivent vivre dans des prisons, mieux s’exiler dans les pays occidentaux; ou encore qui ne doivent tout simplement pas vivre. Telles sont là quelques clichés de la majorité des camerounais à l’encontre des minorités  sexuelles et de genres au Cameroun et dans plusieurs pays africains. La discrimination, les stéréotypes, les actes de violences sont le quotidien des minorités sexuelles et genres lorsque leurs orientations sexuelles sont connues.” Lorsque mon cousin à montrer avec preuves à l’appui les avances que je lui ai faites pour coucher avec moi à la famille, j’ai dû fouir de peur des représailles de ma famille ” Giresse homosexuel

 

 

L’ignorance sur la complexité des questions liées au sexe, au genre, à l’identité et à l’orientation sexuelles est la cause principale de tous ces comportements contre les minorités sexuelles et de genres, explique Joachim NTETEMEN psychologue. Un nouveau regard doit être posé sur les questions des minorités sexuelles et de genres, qui ne sont ni une pathologie, ni de la sorcellerie…; plutôt l’exception qui confirme la règle de la complexité une fois encore de  l’évolution de l’espèce humaine et surtout une force sur qui le Cameroun doit s’appuyer pour parvenir à son développement.

 

” Le sexe n’est qu’un organe biologique et physiologique avec lequel on peut identifier un être humain. Ce pendant le caractère psychologique, émotionnel ou social qui devraient entrer aussi en compte lorsque l’on veut parler complètement de l’identité d’une personne” Theo” animateur

DROITS A LA SANTE

Les rencontres comme les ateliers de formations et de sensibilisation des hommes et femmes de média, les community manager, et les volontaires  comme celui organisé par l’association Humanity First Cameroon en partenariat avec Alternative Cameroon et l’Union Européenne le 26 au 27 mai 2021 à Douala; apparaissent comme important pour un partage d’expérience et aussi une prise de conscience véritable de l’appel de détresse lancé par les minorités sexuelles et de genres  aux hommes et femmes de media pour qu’ils déconstruisent les idées préconçues à leurs sujets.

 

Le dynamisme de la reconnaissance en tant que être humain commence au sein des familles, des quartiers, des arrondissements, des départements pour la révision de l’article 347 bis de la Constitution camerounaise, qui protège déjà les minorités et les populations natives, par des bonnes actions pour toucher et ramener à une meilleure considération le cœur de la majorité des camerounaises. Il faut que chaque membre de la communauté des minorités sexuelles et genres aie un comportement exemplaire” le secrétaire de l’atelier.

 

 

Christophe NYEMECK (cp) pour (App)

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