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Bonaventure Nzigou Mamfoumbi

(Agence de presse panafricaine) -L’ancien président de la fédération gabonaise de boxe et récemment candidat lors de la dernière élection dont il avait renoncé participe à la dernière minute, élection rejetée ensuite par l’AIBA. Il  se dit très préoccupé par le malaise que vit cette discipline ces dernières années.

 

 

 

 

C’est au cours d’une conférence de presse animée par Bonaventure Nzigou Mamfoumbi, que ce dernier a véritablement haussé le ton contre ceux qu’il qualifie de destructeur de la boxe. Selon l’ancien président fédéral et candidat pour la prochaine élection selon les recommandations l’AIBA, a condamné avec la dernière énergie les manœuvres mises en place par le bureau sortant en voulant imposer de nouveau à cette discipline une personne n’ayant aucun charisme, aucune connaissance du fonctionnement de l’administration sportive. Il a ainsi appelé les acteurs de la boxe, à mettre une croix sur des personnes n’ayant pas des vertus qui peuvent rassembler et surtout ne disposant pas des moyens nécessaires pour sauver cette discipline. «Je suis sidéré quand je vois l’héritage que j’ai laissé s’effondrer. La boxe est descendue au niveau zéro. C’est malheureux. Tout simplement à cause de nos egos. J’ai accepté de se porter candidat après les multiples sollicitations des personnes de valeur qui connaissent et qui ont de l’amour pour cette discipline. Dans d’autres cieux, un président fédéral n’est pas l’import qui, c’est quelqu’un qui est bien assis économiquement et socialement. Si le bureau sortant n’a pas réussi malgré les moyens personnels injectés par son président, ce n’est pas ce bureau illégal dont le président est très loin d’avoir les actus que le président du bureau sortant pourrait réussir. La candidature de ce bureau illégal a été fabriquée nuitamment à la veille de l’élection que les délégués ont découvert le jour du scrutin. Les comportements indésirables en milieu sportif».

 

Bonaventure Nzigou Manfoumbi par son statut de député à l’assemblée nationale a également éclairé l’opinion sur les raisons pour lesquelles la fédération ne bénéficiait plus de subventions. «Nous avons aujourd’hui une fédération façonnée, qui est loin d’être crédible au plan national qu’international. Je vous le dis, clairement si vous ne le savez pas. Lors des auditions à l’assemblée nationale en tant que membre de la commission des finances et pour l’amour que j’ai pour cette discipline, j’avais posé la question à l’ex ministre des sports pourquoi la Fegaboxe ne recevait plus le soutien de l’État ? Le ministre m’a répondu sèchement ; ‘’Une fédération inactive ne peut pas recevoir la subvention’’. Je vous assure, c’est ce même statu quo qui continue. Ce genre de fédération ne peut avoir aucun partenaire, si au plan national et international elle n’a pas de valeur».

 

 

Très déterminé, l’ancien président de la Fegaboxe soulignant les limites du bureau sortant qu’il considère d’être le parolier de la situation actuelle. Il a déclaré qu’il saisira de nouveau les instances faîtières de la boxe pour solliciter la mise sur normalisation de la fédération afin d’organiser une élection crédible qui sera acceptée par tous les acteurs de la boxe, une manière de mettre une fin à la longue crise que vit cette discipline qui lui a prévalu un escamotage à l’international. Bonaventure Nzigou Mamfoumbi se baptise  comme étant l’antidote qui viendrait soigner la boxe gabonaise en mettant exergue son carnet d’adresse en tant qu’élu et en tant qu’ancien président de la fédération qui a été au commande de la zone quatre de cette discipline. Pour l’instant, le bureau d’Olivier Moussavou ne semble pas fléchir aux recommandations de l’AIBA qui a exigé l’organisation d’une nouvelle élection dans un délai de trois en présence de l’un de ses membres.

 

 

 

Ulrich Corso Sima, correspondant (App) Gabon 

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