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Jean Christophe Owono Nguema

(Agence de presse panafricaine) -Il est au sein de l’union nationale comme étant l’un des héritiers d’André Mba Obame, Jean Christophe, ancien député du PDG dans la commune d’Oyem, également sénateur sortant de l’opposition, ne cesse de parler de lui dans le paysage politique gabonais.

 

 

 

Si ses traces en politique à l’époque dans le parti démocratique gabonais, n’ont pas laissé des bons souvenirs auprès de certains doyens du PDG qui ont longtemps subi les revers de JC. Après la mort du président Omar Bongo Ondimba, l’homme s’est totalement engagé dans l’opposition au côté d’André Mba Obame qui fut l’un des fondateurs du parti Union Nationale. A sa mort, Jean Christophe s’est imposé au sein de ce parti en véritable héritier d’André Mba Obame sans pourtant occuper une fonction. Préférant travailler en sourdine,  certains estiment qu’il est la véritable main noire qui est l’origine de tous les maux que souffre ce parti, ce qui fait de lui  l’homme le plus craint.

 

 

En 2016, alors que Casimir Oye Mba n’avait plus la motivation de se représenter à l’élection présidentielle. JC pour les intimes, réussit à convaincre Cam la classe  pour qu’il soit le candidat du parti à l’élection présidentielle de 2016. Grâce à son réseau au sein du parti compose des proches de Paulette Missambo (Ogooué-Lolo) et ceux de Casimir Oyé Mba (Estuaire et Woleu-Ntem), il parvient à barrer la route à Mike Jocktane  lors des primaires organisé par l’UN. Un fait qui est à l’origine du départ de Mike Jocktane de l’union nationale. Le deal était simple, voter pour  la continuité de Zacharie Myboto a la tête du parti et laisser Casimir être investi par le parti. Durant les élections jumelées législatives et locales de 2018, JC a permis à un grand nombre de ses proches d’être investis par l’union nationale.

 

 

En février, l’UN était en congrès ordinaire le deuxième depuis sa création. Ce congrès ordinaire avait pour mission de choisir le successeur de Zacharie Myboto qui n’avait plus le droit de  postuler  selon les statuts. Après plusieurs jours d’appel à la candidature par le secrétariat du parti, une seule candidature était enregistrée, celle de Paul Marie Gondjout. Ce qui n’est pas apprécié par JC, qui va rentrer dans son laboratoire politique, et sort un joker à la dernière minute ; c’est Paulette Missambo. Cette ancienne ministre d’Omar Bongo, très appréciée au sein du paysage politique du Gabon et très proche de Casimir Oye Mba, est consultée à la veille du congrès pour poser sa candidature. Cette candidature de Paulette Missambo, ne respectant plus les délais requis, va être acceptée. JC connaissant les conditions sur lesquelles le scrutin est fait, va mettre un blocus, mettant en cause la liste des militants devant prendre part au vote. Ce qui est à l’ origine du renvoi du vote pour la succession de Zacharie Myboto.

 

 

Le parti est complètement divisé entre ceux qui soutiennent la candidature de Paul Marie Gondjout et dans l’autre camp les soutiens de Paulette Missambo. Par ce fait, les militants craignent une nouvelle fracture au sein de ce parti politique. Pour l’instant, autant de questions se posent et qui ne laissent guère de réponse, ce qui ressort quelques incertitudes sur l’avenir de ce parti déjà fissuré par le départ de certains membres fondateurs. Zacharie Myboto qui reste statutairement président du parti et qui garde encore toutes les armes, serait-il capable cette fois-ci de sortir vainqueur de ce nouveau duel  avec le très redoutable Jean Christophe Owono accusé d’être le pivot de tous de les complots  ?

 

 

 

Ulrich Corso SIMA ELLA, correspondant (App) Gabon 

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