(Agence de presse panafricaine)-Depuis des dizaines d’années, le football gabonais à travers les clubs n’arrive pas à s’affirmer dans les compétitions internationales, une triste réalité qui, selon les experts du football, est causée par le manque d’actualisation du système de gestion du football local qui continue d’émerger dans la gestion archaïque ne répondant plus aux exigences qui promettent un avenir rassurant pour le sport roi.
 La majorité des clubs du football gabonais de première et de la seconde division se nourrissent grâce à la subvention allouée par l’état, il est rare au Gabon de trouver un club avec un plan budgétaire saisonnier qui excède la subvention étatique. Avec cette pratique, difficile de croire qu’un représentant gabonais en coupe africaine puisse atteindre le sommet.
Ce système de financement et de gestion est un véritable accroc pour le sport gabonais en général comme l’affirme ici Axel Nguema Edou, enseignant et chercheur en Socio management du sport à l’université Claude Bernard Lyon 1 ,Co-directeur du Cabinet Solutions Sport Conseils. ” Toute dépendance est un obstacle au développement de soi, car vous ne maîtrisez pas la poche de celui qui vous finance. Alors que vous n’avez pas construit votre objet sur la base de cette dépendance, votre organisation n’ira plus loin à partir du moment où vous en êtes dépendant. Après, de l’autre côté, il faut tout de même signifier que l’État semble entretenir cette dépendance”.
Cet enseignant et chercheur en Socio management du sport à l’université Claude Bernard Lyon 1 Co-directeur du Cabinet Solutions Sport Conseils, montre le chemin qui doit être suivi par les organisations sportives ambitieuses. “Les organisations sportives doivent travailler pour sortir de la dépendance étatique, cela permettra de nourrir les ambitions sur les compétitions internationales auxquelles elles doivent participer… Une organisation qui ne déploie pas un projet cohérent ne peut nourrir d’ambitions et se limitera à attendre les subventions étatiques “.
Une première saison après les dernières assises sur le championnat national de football, le scepticisme continue de ronger les esprits des férus du football gabonais, loin de croire à la politique d’autonomisation des clubs gabonais envisagée par le gouvernement ces dix dernières années en voulant professionnaliser le championnat alors que des responsables des clubs peinent toujours à se conformer aux nouvelles donnes.
Considérant la nouvelle marge donnée (qui est de trois ans) par l’état aux clubs de D1 et D2, le football gabonais risque de voir plusieurs clubs disparaître ,la majorité ne disposant pas de fonds propres pour fonctionner.
Ulrich Corso SIMA ELLA, correspondant (App) Gabon 

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