(Agence de presse panafricaine) -c’est au sortir d’une réunion tenue le samedi 05 juin 2021 en présence de leur présidente nationale  Aminata Ondo, que le Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap) antenne d’Oyem avait décidé de sceller les portes de la Radio Gabon Oyem après expiration de la durée du préavis de grève déposé depuis dix jours. Un acte qui a fait réagir la direction provinciale qui promet le licenciement a tous les agents ayant assisté à ce mouvement d’humeur.

 

 

La radio frotte une crise profonde. ces dernier jours l’ambiance est très tendue entre la directrice provinciale qui est a deux mois de sa retraite et les agents de cette station radio regroupés au sein du syndicat SYNAPAP qui ont perturbes les programmes de la radio Gabon station provinciale du Woleu-Ntem,en scellant les portes de cette radio  après un prévis de grève déposé auprès de la directrice de Radio Oyem, qui selon les leaders  du syndicat, a refusé le dialogue social avec le Syndicat National des professionnels de l’audiovisuel Public (SYNAPAP) sur les principales de revendications parmi lesquelles, la présentation de Deux millions cinq cent cinquante mille francs CFA que le directeur général de Radio Gabon a remis à la directrice provinciale de Radio Gabon Woleu-Ntem avec un plan de répartition détaillé que la directrice aurait refusé d’exécuter.  conformément aux instructions de le DG du groupe Radio Gabon

 

Le président du Synapap Woleu-Ntem, Cœurthice Nze Obame, a expliqué le bien-fondé de cette action. « La directrice a transformé le débat en une affaire de personne. Nous n’avons aucun problème particulier avec elle, nous jouons tout simplement notre rôle. Cette radio fait rentrer énormément d’argent, malheureusement ni le bâtiment, ni les agents ne bénéficie de rien. Même l’argent qui revient de la direction générale avec un objectif bien précis, veut être détourné. Nous disons non, si cette radio survit grâce aux efforts des agents qui travaillent dans les conditions difficiles connues de tous, très loin d’une radio qui produit plus de dix millions par an avec une masse salariale prise en charge par l’État.  Notre mouvement de revendication concerne six points, à savoir : Le plan de réparation du million cinq cent mille francs CFA (1500000frs CFA) de la location du pylône de Libertis qui est installé au sein de notre concession. Le remboursement des trois mois de salaire de nos deux collègues camarades suspendus par Mme la directrice provinciale. Utilisation et programmation des agents membres du SYNAPAP que madame la directrice Provinciale ne veut plus utiliser depuis deux ans. Acceptation du dialogue social au sein de Radio Gabon Oyem . Réhabilitation des vestiaires fermés depuis quinze ans sans eau et toutes les conditions de travail pour l’efficacité professionnelle. Organisation du service commercial avec une unité de contrôle conformément aux textes qui régissent le fonctionnement du groupe Radio Gabon en respectant les orientations des hautes autorités du ministère de la Communication. Si tout cela ne se fait pas, la grève continuera. A-t-il dit.

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Agents grevistes

La directrice provinciale Marie Helene Mbazogho, dans une communication radio lue par un collaborateur extérieur, condamne cet acte posé par les agents grévistes . Elle promet des sanctions lourdes pouvant aller jusqu’au licenciement de ces agents. Elle a précisé par ailleurs avoir déposé une plainte auprès des autorités justicières pour séquestration des biens publics.

 

La répétition des grèves ces dix dernières années au sein de cette station radio inaugurée en 1984 devient monnaie courante, aucun directeur provincial n’a été épargné par les mouvements d’humeur qui privent le plus souvent des programmes du tam-tam du grand nord aux populations.

 

 

Ulrich Corso Sima Ella, correspondant (App) Gabon

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