(Agence de Presse Panafricaine) – La plateforme associative du Réseau des Organisations de la Société Civile pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (ROSCEVAC), à travers son antenne locale, Croissance Saine Environnement, vient de lancer une campagne de sensibilisation sur les contrats sociaux du Groupe OLAM et la promotion des activités génératrices des revenus dans la province de la Ngounie et très exactement dans le département de la Douya qui abrite la ville de Mouila, son chef lieu.
Conduite par Yvon Martial Nzantsi Miyagou en sa qualité de coordonateur provincial de Croissance Saine Environnement pour la province de la Ngounié, cette campagne cadre avec le plan d’actions de la plateforme du ROSCEVAC dans cette région et ailleurs.
Le projet qui s’étend sur une dizaine de jours a démarré le 27 janvier dernier au village Iroungou dans le département de la Dola et bénéficiera à l’ensemble du secteur foret-bois gabonais. Toutefois, quatre catégories d’acteurs sont concernées directement par les résultats du projet dont les réseaux et plateformes de la société civile qui s’investissent dans le développement durable, la lutte contre les changements climatiques et la protection de la nature impliqués dans l’amélioration des  conditions de vies des communautés locales et autochtones. Les populations locales et tributaires des forets auront la possibilité d’être responsabilisées dans la gestion des produits forestiers, la sécurisation de leurs sources de revenus et dans la mise en œuvre des petites actions faisables (PAF) sobres en carbones. Prêt de 300 membres responsables des  forêts communautaires et des coopératives agro-forestière de la province du Moyen-Ogooué seront aussi formés et leurs capacités renforcés afin de permettre également à l’administration locales et élus locaux de la province de la Ngounié de pouvoir aussi disposer des données en temps réels des activités des populations ou des opérateurs économiques exerçant dans la région.
En chiffre, ce sont près de 1500 femmes et jeunes qui seront sensibilisés à la gestion durable des forêts, aux pratiques agro-sylvio-pastorales sobres en carbone et plus de 500 agricultures seront suivies dans la gestion et la production durable du 0palmier à l’huile. Ce projet voudrait, à travers ses interventions, accompagner le développement durable et contribuer au renforcement des capacités de la société civile et des communautés locales de la province de la Ngounié.
Les actions et interventions prévus dans ce projet pilote, qui vont s’étendre sur  trente-six mois, sont structurées autour de quatre axes dont l’ « organisation une table ronde de toutes les parties prenantes identifiées et de tous bailleurs potentiels du projet à Mouila », l’ « organisation d’un concert populaire dénommé ‘‘ le Mouila Festi’Vert’’ », au mois de juin prochain à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement, la « veuille quotidienne des activités des compagnies d’exploitation de palmiers à huile et forestières de Mouila » en plus de « réaliser trois enquêtes de base et final sur l’impact des activités d’Olam sur la biodiversité » et appuyé les ONG locales à la « création d’un réseau des organisations de la société civile de Mouila », et en plus de l’« atelier de formation et d’information sur la certification forestière aux normes RSPO, FSC, SFI, CSA, PEFC, ISO, PAFC », etc
L’évaluation s’appuiera sur la vérification des procédures d’inventions sur le terrain par une équipe d’évaluation des rapports d’activités. En parallèle avec la vérification et l’analyse des reporting, l’équipe de suivi-évaluation procédera à une série de rencontres et d’évaluation individuelle avec les responsables ou représentant des plateformes des OSC partenaires,  des échanges directs avec les représentants des communautés locales et autochtones désignés et impliqués dans le projets afin de compléter l’enquête des éléments à examiner afin de répondre efficacement aux défis liés au fonctionnement interne, à la participation et la représentativité des communautés par l’action de la société civile, la stratégie d’intervention du présent projet devra s’appuyer sur le fonctionnement d’une Unité Technique et de Coordination (UTC), qui sera un organe mis en place par le ROSCEVAC ainsi que les partenaires techniques dont les actions proposées répondront non seulement à des besoins structurels mais également à des actions de terrain. L’idée développée est non seulement de collecter toutes  les informations mais d’être au contact des populations dans les aspects de mobilisations des parties prenantes, de communications, de sensibilisations, des promotions pratiques, de renforcement des capacités afin de contribuer à la prise en compte des différentes cibles pour leur implication plus accrue aux développement de la ville de Mouila, mais également par leur implication dans le processus de développement du pays, notamment dans la lutte contre les changements climatiques. Et, ceci dans le seul but d’accélérer la mise en œuvre du processus REDD+ au Gabon.
                                                                (App)
Selon le chef de cette campagne, Yvon Martial Ntzantsi Miyagou : « la société civile gabonaise est aujourd’hui multiple et variée, elle est constituée des mouvements collectifs, des associations, des organisations et plateformes non-gouvernementales. De ce fait, les organisations gouvernementales ou parastatales (syndicats, coopératives parastatales, institutions créées et contrôlées par l’Etat) ne sont pas considérées comme étant de la société civile. En effet, la société civile gabonaise est impliquée dans plusieurs actions, mais prêt de 90% de ses activités sont concentrés dans la capitale Libreville, et quelque peu à Port-Gentil. Très peu d’organisations de la société civile ont des présentations provinciales avec un bureau fonctionnel. Au demeurant, la société civile gabonaise est sensée défendre les intérêts de collectivités spécifiques; elle doit opérer ainsi un pont entre les intérêts privés des individus, négociés au sein du marché, et l’intérêt public, défendu par l’Etat qui gère les conflits d’intérêts entre particuliers et entre collectivités ».
En s’implantant dans la Ngounié, l’objectif principal recherché par le ROSCEVAC est d’accompagner le développement de la ville de Mouila, par la veille et le monitoring des activités développement dans cette ville, tout en renforçant les capacités des acteurs de la société civile pour une implication plus accrue des communautés locales de la province. En effet, le projet renferme plusieurs objectifs parmi lesquels la « veuille quotidienne des activités des compagnies d’exploitation de palmiers à huile et forestières de Mouila », le « prélèvements, analyses, et études d’impacts environnementales et sociales », la « sensibilisations et le renforcement des capacités des OSC (Organisations de la Société Civile) locales », l’ « appui aux communautés locales, accompagnement  des GIC pour l’autonomisation des villageois à travers le développement des AGR (Activités Génératrices de Revenus) » en passant par le « suivi des agriculteurs sur la production des palmiers à l’huile » et l’ « accompagnement des OSC communautaires au développement des projets REDD+ », notamment.
De ce qui précède, le projet d’ouverture du siège du ROSCEVAC à Mouila s’avère plus qu’opportun dans la mesure où il vient renforcer les actions de veille environnementale et sociale, de sensibilisations et renforcement des capacités des organisations de la société civile et des communautés de cette localité en particulier, mais dans toute la province de la Ngounié en général. A travers ce projet pilote, le ROSCEVAC vient attirer l’attention sur un type d’organisation de la société civile gabonaise qui doit promouvoir l’action des promoteurs généralement ignorer ou négliger par les donateurs : les organisations communautaires de base.
 Yorick KOMBILA MANFOUMBY pour (App)

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