Gabon-légalisation du mariage coutumier
La proposition de loi sur la légalisation du mariage coutumier

(Agence de presse panafricaine) – La proposition de loi sur la légalisation du mariage coutumier émis par le sénateur Ernest Ndassiguikoula, sénateur du département de la Bayi-Brikolo, trouve plus d’opinions positives que négatives.

 

 

Le mariage coutumier qui était respecté pendant les siècles précédents, au Gabon comme dans la majorité des pays d’Afrique centrale, cet acte d’aliénation a perdu toute sa valeur au profit parfois du clientélisme causé par l’abandon des valeurs traditionnelles. La dot à l’époque, était tout simplement un rituel,  un jeu d’échange qui n’avait aucune grande exigence matérielle et ou pécuniaire, et encore moins sur les ressources économiques multidimensionnelles et polyfonctionnelles du couple ; de nos jours, pour se marier, la femme et sa famille exigent des biens dotaux composés ”d’un matériel énorme suivi d’une forte somme d’argent, avec un cérémonial en grandes pompes qui coûte parfois plus cher que la dot”. Après l’accomplissement de cet acte purement traditionnel, certaines femmes changeraient d’attitude et vont en mariage sans que la dot ne soit pas remboursée au premier soupirant. Face à de telles incongruités, le sénateur Ernest Ndassiguikoula a donc réfléchi afin que le Gabon rejoigne son voisin, la Guinée-Équatoriale ou le mariage coutumier est légal, ce qui lui a permis de conserver ces bases traditionnelles en termes de dot (la dot coûte entre 100.000 frs et 400.000 frs), en cas de divorce la femme doit rembourser la dot qui la lie à son ex-mari, dans le cas contraire elle est toujours reconnue comme étant l’épouse et son ex qui aura toujours de l’influence sur sa vie.

 

 

Et depuis lors, la légalisation sur le mariage coutumier en son aspect remboursement de la dot en cas de divorce, pourrait freiner la demande des sommes colossales exigées par la belle-famille, pour qu’enfin, on retrouve le respect scrupuleux des obligations y adossées, notamment l’aliénation qu’induit ladite dot qui en son temps constituait le fondement même de l’union non plus entre époux mais davantage entre deux familles enclines à exalter leur dignité respective et surtout à préserver jalousement un destin désormais commun tout en promouvant la perpétuation d’une bonne image assimilable à un trésor jalousement conservé et destiné à circuler, inaltéré, à travers les générations qui ne correspondront plus à la réalité des dots dont on connaît aujourd’hui la dévolution : tenir financièrement l’aspirant quitte parfois à l’endetter en enlevant à la dot son caractère essentiellement symbolique pour en faire  un moyen plutôt restrictif dans l’optique de convoler en justes noces par les jeunes d’où la dégringolade observée en matière de jeunes couples dans ce pays.

 

 

 

Ulrich Corso Sima correspondant (App) Gabon

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