(Agence de presse panafricaine)-Le CES Léon Mba 1, un des établissements qui compose le complexe scolaire qui porte le nom du premier président gabonais vit une situation plus que trisse. Plus de trente millions récoltés lors des inscriptions des élèves ont pris une destination inconnue.

Depuis dix ans, à chaque rentrée scolaire, les parents d’élèves déboursent d’énormes sommes d’argent pour des inscriptions de leurs progénitures. Si à l’école primaire l’ inscription est fixée à 5.000 frs CFA avec 2.000 frs des frais de l’APE , par contre au secondaire, elle est fixée à 10.000 frs CFA et les frais de l’APE allant de 3.000frs à 5.000frs Cfa. Cette rentrée scolaire, le CES Léon Mba 1, avait véritablement débuté les inscriptions le mardi 21 septembre 2021 sous l’égide d’Ursula Ndong Minko, principal de cet établissement depuis deux ans. Après les nominations des chefs d’établissement par la tutelle, elle est remplacée le 30 septembre 2021 par dame Makotty, qui à son tour va gérer les inscriptions. Malheureusement, cette dernière ne mettra que deux semaines à son poste, car le 15 octobre 2021, elle est remplacée par Obounou Bissielou et qui prendra le relais des inscriptions jusqu’à ce jour. En un mois, le CES Léon Mba 1 avait dont eu trois chefs d’établissement, une chose inédite.

Selon nos sources, de la période des inscriptions à celle de la rentrée administrative, la direction de l’établissement aurait  enregistré plus de trois mille élèves à raison de 10.000frs Cfa par apprenant pour soixante dix-neuf salles de classe. Chose étonnante, l’actuel principal qui a des ambitions comme tout chef d’établissement scolaire. En posant ses projets auprès des parents d’élèves, parmi lesquels la gestion des enseignants vacataires et le réaménagement de sa maison de fonction ; indiquera à ses derniers que les caisses de l’établissement sont complément vide et qu’il faudra purger dans les fonds de l’association des parents d’élèves pour l’aider dans son programme action.
Les parents d’élèves main dans la main, crachent complément sur cette doléance du néo principal, pour eux sa demande vient mettre à nu la supercherie tant dénoncée sur la gestion de l’argent des inscriptions et de l’APE dans les établissements du Gabon. « Où sommes-nous mon Dieu ? L’état ne participe plus à l’éducation de nos enfants, à travers cette demande du principal, nous nous rendons compte que l’état et ses chefs d’établissements qu’il nommé, s’enrichissent sur le dos des parents d’élèves. Où on nomme les chefs d’établissement pour aller travailler de l’argent pour leurs mentors. Nous interpellons le chef du gouvernement, que si cette situation perdure, nous emboîterons le même pas que les syndicats des enseignants pour dénoncer haut et fort ces mauvaises pratiques ». A déclaré un parent d’élèves du dit CES.

Cet argent estimé à plus de trente millions de francs ,généré lors des inscriptions et qui a pris une destination inconnue, ne peut rester sans aucune trace, lorsque nous savons que chaque établissement secondaire du Gabon compte au sein de son administration un intendant qui fait office d’agent comptable, il est difficile de croire à ce feuilleton qui ressemble à un film d’Hollywood. 
Ulrich Corso Sima Ella, correspondant (App) Gabon 

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