Libreville, Estuaire Province, Gabon: building of the Power and Water company - SEEG - mirror façade - Société d'Electricité et d’Eaux du Gabon - Felix Eboube avenue - photo by M.Torres
(Agence de presse panafricaine) Le groupe français Veolia qui avait paraphé son partenariat avec le Gabon en 1997, a vu son contrat interrompu brutalement le 16 février 2018 par l’Etat gabonais, afin répondre favorablement aux différentes plaintes  des populations qui subissent les coupures intempestives en eau et en électricité.  
 La Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), qui fournit l’énergie au Gabon depuis 1950, était remise à la gestion de la société Veolia en 1997, pour la relever de la  crise qu’elle traversait depuis la fin des années 1990, la société avait multiplié les pertes financières dépassant  100 milliards de francs, les pertes techniques et commerciales à 28% pour l’eau et 17% pour l’électricité, le tout combiné à la vétusté du réseau « L’État lui-même (…) était en défaut de paiement de ses factures d’eau et d’électricité », précise une source de la SEEG même source.  Cette convention avait pour objet de fournir une meilleure qualité de service, qui devait passer par le renouvellement des équipements techniques. Malgré une bonne santé financière , Malheursement la société française n’a pas respecté le cahier de charge qu’elle avait présenté à la partie gabonaise, celui de renouveler les installations afin qu’en  matière de fourniture d’eau, plus de 25% des populations rurales, contre 66% en zone urbaine, puissent  s’approvisionner à partir des équipements de la Seeg . En électricité, le réseau devait couvrir 95% du territoire national. Elle s’est plutôt investie avec le dépannage des équipes équipements.
L’unique satisfaction de ce Veolia, reste   la qualité d’ eau , car l’eau produite par la SEEG est l’une des meilleures aujourd’hui en Afrique. Elle a été reconnue et labellisée au travers des grands laboratoires de contrôle.
Après constat fait par le gouvernement de l’époque, qui avait interpellé le groupe Veolia a mince fois sur la dégradation de la qualité du service rendu aux usagers, les efforts financiers consentis par l’Etat non suivi des effets escomptés et les plaintes récurrentes des populations , avait décidé la réquisition de la  SEEG, et la rupture de son contrat avec l’entreprise française  le 16 février 2018.
Si cette annonce avait eu des éloges de la population gabonaise, ce n’était pas le cas pour Veolia qui avait  rejeté les allégations avancées par l’Etat gabonais, qualifiant cette décision de « brutale » et une « grave violation des règles de droit ».
Se sentant lésée dans ce que les économistes gabonais considèrent comme arnaque, la multinationale française de services collectifs avait ainsi déposé, le 8 mars 2018, une demande de conciliation à l’encontre du Gabon auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Qui aurait donné raison à l’État gabonais.
Ulrich Corso SIMA ELLA, correspondant App Gabon 

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