Gabon-Transport : Un parcours du combattant en cette rentrée scolaire

(Agence de presse panafricaine) -Se déplacer dans la capitale gabonaise est un véritable parcours du combattant. Les usagers font face à un manque de taxis et subissent des prix exorbitants.

 

 

 

Bien avant la rentrée des classes, cette situation était déjà préoccupante, au regard des contraintes imposées par la Covid-19 sur tous les pans de l’économie nationale. La réduction du nombre de passagers dans les véhicules s’ajoute à l’éternel problème de multiples contrôles policières. Avec l’affluence des élèves en cette période scolaire, la situation s’est plutôt amplifiée. Tous les carrefours de la capitale gabonaise sont bondés de monde, qui fait face à une hausse des prix du transport. En effet, pour ne pas passer d’interminables minutes debout, il faut donc doubler, voire tripler son offre sur des distances relativement courtes, à défaut d’y aller à pied comme le font plusieurs élèves. Aucun déplacement ne coûte plus cent francs à Libreville, les distances les plus longues qui coûtaient trois cent francs dans le taxi bus, sont taxées à cinq cent. Pour prendre un taxi ordinaire, il faut prévoir au moins mille francs CFA.

 

« Cette situation nous pénalise en tant qu’usagers, car nous sommes obligés de débourser le double du montant d’un trajet pour espérer nous déplacer. Notre panier de la ménagère est déjà assez crevé, pour pouvoir de nouveau supporter cette situation », a déclaré Françoise Matsanga, infirmière dans une structure hospitalière. Malgré la présence des deux sociétés de transport mises en place par l’Etat que sont Sogatra et Trans Urbain qui traversent Libreville, Akanda et Owendo gratuitement depuis l’avènement de la Covid-19, les populations ne sont pas au bout de leurs peines. Libreville la capitale gabonaise, a besoin d’une véritable solution politique pour la faire sortir de cette situation.

 

 

 Ulrich Corso Sima Ella correspondant (App) Gabon